Vive les projets-pilotes et la réunite aïgue…

Nous sommes les champions!

Je l’ai déjà écrit, au Québec, on aime bien monter des projets-pilotes et se réunir pour voir comment on va régler le problème. Pour une fois, si on s’était fié aux statistiques de l’Ontario, on aurait été dans le champ. Mais… pourquoi se réunir pendant quelques mois pour accoucher de « je ne sais trop quoi! » pour installer des caméras à bord des autobus scolaires.

Le peu de cheveux qui me restent se dressaient sur ma tête quand j’ai vu des images captées par un peu de plus 10 autobus scolaires pendant quelques semaines. Le but était de voir combien d’automobilistes respectaient les clignotants des autobus jaunes et s’arrêtaient, dans les deux sens.  Bien, mettons que ça circule allègrement sans aucun respect et les enfants descendaient de ces autobus pratiquement à leurs risques et périls. En voyant ces images, mon intention n’aurait pas été de former un comité où siégeraient des gens venant de diverses provenances pour discuter. NON!

La première chose que j’aurais faite aurait été de permettre à tous les chauffeurs d’autobus scolaires d’avoir des caméras à bord. Des « dash cam », ça ne coûte pas les yeux de la tête. Deuxième action: voir à ce que les images captées par les caméras des autobus soient légales. Rappelez-vous que des gens n’ont pas eu à payer des contraventions de caméras-radar parce que, semble-t-il, le code de la route dit qu’un constat doit être remis en main propre par un constable. Et, troisième action, je verrais à ce que tous les autobus soient équipés de caméras. Naturellement, je verrais aussi à ce que le coût de ces caméras soit raisonnable, pas le double du prix parce que c’est le gouvernent. Mais, je ne peux rien décider, c’est au « comité » à prendre tout son temps pour accoucher d’une souris.

Dans l’intervalle, est-ce qu’on peut faire quelque chose? OUI! Les compagnies peuvent équiper leurs autobus de « dash cam ». Les images ainsi saisies pourraient aiguiller les policiers vers des secteurs où les automobilistes passent plus souvent qu’autrement outre aux clignotants. C’est dans le code de la sécurité routière qu’il est défendu de dépasser un autobus scolaire, par l’avant ou l’arrière, quand les feux clignotent et l’amende est très salée. Ces images seraient remises aux policiers à titre de « dénonciation », c’est le terme officiel. Alors, ils se doivent d’enquêter, dans ce cas-ci, plutôt de se placer stratégiquement pour que les automobilistes, soit s’arrêtent ou soit reçoivent une contravention remise « en main propre » par le constable.

Il en va de la sécurité des enfants. Si vous n’êtes pas convaincus, allez voir les images sur les différents sites de médias nationaux, les cheveux vont vous dresser sur la tête.