Une semaine pleine d’outils

La Table estrienne de concertation interordres en éducation (TECIÉ) et le Projet Partenaires pour la réussite éducative en Estrie (Projet PRÉE) ont lancé la toute nouvelle édition des Journées de la persévérance scolaire (JPS) en Estrie. Jusqu’au 19 février, l’ensemble de la collectivité estrienne est invitée à prendre part à cette grande campagne nationale et régionale de mobilisation pour la réussite éducative et la persévérance scolaire au Québec.

Cette année, les JPS s’inscrivent dans un contexte particulier, où la motivation et la persévérance des jeunes sont mises à rude épreuve. Les jeunes n’ont pas été épargnés par la situation complexe à laquelle ils ont été confrontés et qui a posé de multiples défis, notamment dans leur persévérance scolaire. Que l’on soit parent, grands-parents, enseignant, travailleur communautaire, personnel de soutien ou encore employeur, les JPS sont l’occasion de se réunir sous un même objectif, soit se donner un élan collectif, doux et bienveillant, avec des messages lumineux et positifs qui se projettent dans toutes les familles de l’Estrie.

Cette semaine, la population est invitée à prendre un moment afin de célébrer la résilience et la capacité d’adaptation exceptionnelle des jeunes. Un moment pour applaudir tous les efforts et les sacrifices qu’ils ont eu à faire durant l’année, afin d’insuffler l’élan de motivation qui les mènera jusqu’à la fin de l’année. Pour porter ce message, les JPS comptent, pour une 3e année consécutive, sur son précieux porte-parole, Laurent Duvernay-Tardif.

« C’est une année de défis pour nos élèves. Nous avons toutes les raisons du monde d’être fiers d’eux », mentionne Christine Hudon, coprésidente de la TECIÉ et du Projet PRÉE. « Plus que jamais cette année, les JPS sont un moment pour les féliciter et leur partager notre fierté. Nos jeunes vivent une situation hors du commun, mais je suis persuadée qu’ils sauront tirer profit de cette expérience! Prenons le temps de nous intéresser à leur parcours, de les encourager et de les assurer de notre soutien. »

Tout un chacun est invité à féliciter un jeune (ou les jeunes en général) pour sa persévérance sur leur réseaux sociaux avec le mot-clic #JPS2021.  

À l’occasion des Journées de la persévérance scolaire, le Réseau québécois pour la réussite éducative (RQRÉ) a mandaté la firme de sondage Léger, auprès des parents d’enfants âgés de 6 à 18 ans, afin de connaître l’impact de la pandémie sur la motivation scolaire des jeunes. Principal constat: les jeunes de 6 à 18 ans persévèrent grâce à leur entourage, mais leur niveau de motivation dépend de plusieurs facteurs.

Près d’un an après le début de la pandémie, 70% des parents québécois sondés estiment que leurs enfants se sentent motivés face à leur cheminement scolaire. Ce coup de sonde montre toutefois que la motivation est plus basse chez les jeunes du secondaire (63%), les jeunes de 17 et 18 ans (62%) et ceux issus de familles dont le revenu est plus faible. Parmi les raisons qui gardent leurs jeunes motivés envers leurs études, les parents sondés identifient la relation avec leurs amis (28%) comme la principale source de motivation, suivi du soutien et de l’encouragement de leur famille (22%), ainsi que de l’atteinte d’un but spécifique (19%).

Depuis le début de la rentrée scolaire, certains défis ont pu ébranler cette motivation. Plus de la moitié des parents (52%) identifient l’absence de contact avec leurs amis comme le principal enjeu auquel sont confrontés leurs jeunes. Les autres défis identifiés sont l’arrêt des activités, des sports et des loisirs (35%), par exemple, et le maintien de leur motivation quant à leurs études (33%). Les facteurs de motivation et les obstacles rencontrés semblent différer selon l’âge.

Pour plus de détails, consultez le rapport complet du sondage et l’infographie des faits saillants.  

Afin de soutenir ses partenaires en réponse aux enjeux de la pandémie, le Projet PRÉE profite des JPS pour lancer les Rendez-vous virtuels de la persévérance scolaire. Jusqu’au 19 février, cinq événements quotidiens sous forme de webinaires gratuits auront lieu pour outiller le personnel enseignant, les intervenants jeunesse et famille de tous les milieux, ainsi que les parents.

« Plus que jamais, dans ce contexte difficile, les jeunes ont besoin de motivation et d’encouragement pour persévérer dans leurs études. Mais qu’en est-il des adultes qui sont à la première ligne avec eux? », se questionne Martial Gaudreau, coprésident de la TECIÉ et du Projet PRÉE. « Que l’on soit enseignant, intervenant auprès des jeunes, personnel de soutien ou parent, le stress et la fatigue qu’apportent tous ces chamboulements commencent à se faire sentir. Cette année, Il était essentiel pour nous d’appuyer, d’outiller nos partenaires en ce sens, en leur offrant des outils supplémentaires pour accompagner leurs élèves. »

« Nous sommes très fiers de notre programmation », ajoute Josiane Bergeron, coordonnatrice du Projet PRÉE. « Non seulement la pandémie nous aura permis de faire le saut dans l’organisation d’événements virtuels, mais elle nous aura amenés à encore plus consolider la collaboration intersectorielle avec nos différents partenaires. Pour la réalisation de nos webinaires, nous sommes heureux de compter sur la participation de plusieurs experts en éducation (notamment le Centre RBC d’expertise universitaire en santé mentale, des professeurs et des chercheurs de l’Université de Sherbrooke, etc.) pour livrer des contenus inédits sur les grands enjeux actuels : l’anxiété chez les enfants et les adolescents, l’engagement scolaire des 15-18 ans, la valorisation de l’éducation et le sentiment de compétence des parents, la gestion familiale et la bienveillance. »

En plus de ces webinaires, trois événements s’adressant aux jeunes sont également à l’horaire, soit le grand rassemblement virtuel avec Laurent Duvernay-Tardif, et des rencontres avec l’auteure jeunesse Émilie Rivard et l’illustratrice Mika.

Consultez la programmation des Rendez-vous virtuels de la persévérance scolaire. La Fondation Christian Vachon, en collaboration avec le Projet PRÉE, profite des JPS pour lancer le concours Ma persévérance, ma fierté! afin de mettre en lumière la persévérance des jeunes et tous les efforts qu’ils ont pu faire pour se garder motivés et continuer à aller de l’avant en temps de pandémie. Enseignantes et enseignants au primaire et au secondaire sont ainsi invités à inscrire leur classe pour courir la chance de gagner le montant nécessaire pour la réalisation de leurs activités de fin d’année. Pour tout savoir sur le concours, téléchargez la fiche d’information.

Organisé en collaboration avec Conciliation études-travail Estrie, le concours Mon boss c’est le meilleur! est de retour cette année. Malgré le contexte actuel, plusieurs entreprises demeurent ouvertes. Les étudiants-employés qui conjuguent les études et le travail dans ces entreprises offrent à leur employeur un soutien important pendant cette période difficile. Certains étudiants pourraient également être tentés de travailler davantage, au détriment de leurs études. D’où l’importance pour les employeurs de soutenir leurs efforts en matière de conciliation études-travail. Les étudiants-employés sont invités à participer au concours en expliquant de quelles façons leur employeur les soutient dans leur réussite éducative. Les jeunes gagnants remporteront des cartes-cadeaux de 100$. Tous les détails se trouvent sur le site www.monbossestrie.ca  

Même en temps de pandémie, les JPS 2021 bouillonnent d’activités partout en Estrie: campagne médiatique et médias sociaux, plus de 200 activités dans les écoles et les organismes du milieu, levée du drapeau vert et blanc dans différentes municipalités et MRC, remise de certificats de persévérance et de cartes d’encouragement aux jeunes pour souligner leurs efforts, lancement des concours Mon boss c’est le meilleur! et Ma persévérance, ma fierté!, etc. Le site www.jpsestrie.ca présente toutes les informations sur les célébrations en Estrie, incluant le calendrier des activités JPS qui permet d’obtenir plus de détails sur les initiatives organisées dans la région. ( Source: Dominique Vyboh )