Un passage remarqué…

Une entrevue avec Colette Roy sur sa biographie a enflammé Facebook!

On le sait, il y en a qui l’adorent, d’autres qui ne l’ont pas en odeur de sainteté. Quoiqu’il en soit, tout le monde sait déjà où je me situe. Ce qui m’a choqué de certains commentaires, suite à une entrevue à LCN, c’est surtout une certaine ignorance de ce que nous sommes devenus, 5 ans plus tard.

Un monsieur de Québec écrivait qu’il nous avait visités et qu’il avait trouvé une belle ville. C’est certain que nous avons sans doute l’un des plus beaux parcs municipaux du pays. Mais, ce monsieur ne semblait pas comprendre que pour les Méganticois, cela ne représente pas grand chose. Comme dirait l’autre, ça adonne aux touristes mais pour nous, c’est loin d’un résultat positif.

J’aimerais signaler à ce monsieur que bien des Méganticois ont sur le cœur la loi 57 et tout ce qui s’en est suivi. Mon cher monsieur, vous a-t-on dit qu’un sérieux projet d’hôtel piloté par un promoteur local avait pris le chemin des oubliettes parce que les gens du « Bureau de la reconstruction » n’y trouvaient pas ce qu’ils voulaient. Pourtant, le plan d’affaires de ce projet était on ne peut plus sérieux. Est-ce qu’on vous a parlé de la salle des Chevaliers de Colomb qui ne verra jamais le jour parce que, malgré les efforts des Chevaliers, notre cher « Bureau de la reconstruction » l’a aussi envoyé aux oubliettes et les Chevaliers sont passés à autre chose. Est-ce qu’on vous a dit que les expropriés s’étaient fait dire qu’ils avaient le premier choix dans la reconstruction mais que cela n’est jamais arrivé.

Oh! J’oubliais, on est en train de construire un beau stationnement de 90 places qui va servir on ne sait trop à qui et on va aussi nous équiper d’une belle allée piétonnière. Que c’est encourageant!

Alors, quand des gens qui regardent les choses de loin viennent, sur Facebook, nous traiter de négatifs parce qu’on ne voit pas les choses avec des lunettes roses, j’ai comme envie de leur dire de venir parler à des gens qui ont passé une nuit à espérer que le feu ne monte pas sur la rue Laval, qui ont vu démolir des bâtiments qui n’étaient pas pollués (et qui ont emporté combien de souvenirs de jeunesse) et qui se sont fait faire des promesses qui n’ont jamais été tenues.

Pour le positif à tout crin, on repassera! Suite au commentaire vitriolique de mon ami Pierre Greffard dans l’Écho de Frontenac, j’ai commandé le livre d’Anne-Marie St-Cerny. Je ne pense pas y trouver des choses que j’ignore mais bien des éléments qui vont me conforter dans ce que je dis depuis 5 ans.