Un gros évènement

Cette compétition est, en quelque sorte, un Ironman poussé à sa limite. Les athlètes auront à parcourir 3,8 km à la nage, 180 km à vélo pour terminer avec un 42,2 km de course à pied. Les compétiteurs entreront dans les eaux du lac Mégantic à 4h du matin et on espère les voir terminer les épreuves avant minuit au sommet du Mont Mégantic.

L’entreprise  Enduranctriathlon1612_aeAventure.com de Magog, qui organise déjà des compétitions ailleurs au Québec, a pris charge du tout. M Jean-Thomas Boily poursuivait: « C’est un type de compétition qui existe déjà en Europe. Quand nous avons décidé d’organiser ce triathlon, nous avons choisi la région de Mégantic pour ses paysages à couper le souffle, pour son environnement sauvage et pour toutes les possibilités que nous donnaient divers parcours. Donc, à 4h du matin, les participants vont plonger dans le lac Mégantic pour se rendre à la Marina. Par la suite, ils enfourcheront leur vélo pour parcourir plusieurs routes de la MRC du Granit en passant, entre autres, par le Morne tout en traversant 24 municipalités. Leur destination ultime sera dans la MRC voisine du Haut-Saint-François en haut de la Côte magnétique à Chartierville d’où ils emprunteront les sentiers de Sentiers frontaliers pour se diriger vers l’accueil du Parc du Mont Mégantic. Pour ceux qui arriveront assez tôt, ils auront à grimper au sommet de la montagne et les autres boucleront un court circuit près de l’accueil. Nous sommes convaincus que pour les athlètes, ce ne sera pas tellement le chrono qui va compter mais plutôt s’ils pourront pousser ce défi jusqu’au bout. Avec des dénivelés qui totalisent tout près de 4 000 mètres pour le vélo et la course, la région est idéale pour que ces spécialistes de l’extrême repoussent leurs limites. » M Boily a aussi expliqué qu’en Europe, certains parcours sont très exigeants mais que pour cette première, il est certain qu’ils seront servis.

Comme retombées médiatiques, M Daniel Poirier a expliqué qu’elles étaient énormes: « Des journalistes de médias spécialisés de partout viendront ici. Et on ne les traitera pas aux petits oignons comme, par exemple, ceux de la Formule UN. Ce sont des reporters habitués au terrain qui suivent les athlètes toute la journée pour capter la performance sportive mais aussi, très important, les émotions que ressentent les athlètes. On passe souvent de l’extase au découragement dans de telles compétitions. Nous aurons aussi des drones qui vont suivre la compétition. Ainsi, le Canada Man/Canada Woman sera vu dans 50 pays, une vitrine de promotion de l’image et de la relance de Lac-Mégantic qui rejoindra, minimalement, quelques 4,4 millions de triathlètes dans le monde. »

Le maire de Lac-Mégantic, M Jean-Guy Cloutier, était heureux de la nouvelle: « Quand ce projet a été présenté au Conseil, nous y avons vu un évènement tremplin pour notre ville et notre région, surtout par la mise en valeur de nos atouts. Les retombées économiques seront importantes. Longue vie au Triathlon XTRÊME! »

M Bastien Michaud, directeur de la course, a dégagé quelques points importants: « Il faut savoir que le triathlon extrême est de plus en vogue partout au Canda. Distances et dénivelés rendent cet évènement intense. Deuxièmement, nous nous attendons à quelques 150 à 300 inscriptions et pour nos athlètes, nous savons déjà que l’accueil chaleureux et familial des Méganticois est proverbial. Pour ceux qui viendront ici, il s’agira de relever un défi qui sera, ultimement, de terminer le parcours au complet. Déjà de finir, ce sera très fort. Finalement, pour cette première américaine, nous avons un parcours difficile dans un environnement magnifique qui fera certainement l’envie d’autres organisations. »

À noter que la veille, le samedi 8 juillet, des athlètes pourront goûter un peu à l’évènement du lendemain avec un triathlon de 750 mètres à la nage dans la Baie-des-Sables, un 20 km de vélo vers Piopolis suivi d’une course de 5 km.

M Cédric Lefebvre de Développement Économique Canada avait une bonne nouvelle: « Le gouvernement du Canada soutient la relance économique et commerciale de Lac-Mégantic depuis la catastrophe de 2013. La Ville de Lac-Mégantic obtient donc un appui financier de 310 465$ pour organiser ce premier triathlon extrême en Amérique du Nord. Cette aide est consentie sous forme d’une contribution non remboursable en vertu du volet Aide à la Ville pour la relance économique de l’Initiative de relance économique de Lac-Mégantic administrée par DEC. Plus précisément, elle vise les frais de commercialisation et de marketing international de l’évènement. »

Participante à des Jeux olympiques à deux reprises, la cycliste Lyne Bessette a accepté le rôle d’ambassadrice de la compétition: « Quand je suis revenue des Jeux de 2010, je me suis essayé au triathlon mais avec peu de succès. J’ai alors fait de la compétition en tandem avec une personne aveugle. J’ai d’ailleurs fait des compétitions en paracyclisme ici, à Lac-Mégantic. Mais, le triathlon, je ne l’avais pas complètement oublié pour autant. J’ai participé au dernier Raid international de Gaspésie et fait un retour à cette compétition. Celle de juillet prochain sera faite de montée et de descentes tout le temps. Et la course dans les sentiers demandera beaucoup de technique. Ce sera tout un défi et je remercie ceux qui ont dit oui à ce projet et c’est toujours pour moi un plaisir de revenir à Lac-Mégantic. »

Mme Bessette a d’ailleurs participé à une courte vidéo annonçant le projet et on peut la visionner sur Facebook à la page Canada Man Xtreme Triathlon. Les inscriptions sont d’ores et déjà ouvertes et on attend des athlètes de partout, particulièrement ceux qui participent à la série européenne avec les Norsman (Norvège), Swissman (Suisse) et Celtman (Écosse).