Trump commence à déteindre…

4 baillons en 8 mois, la CAQ peut bien se débattre pour se justifier!

On regarde aller certains politiciens sur notre belle planète bleue et il appert que Trump commence à déteindre avec ses façons de faire. Vendredi dernier, il a congédié deux témoins de l’enquête sur l’Ukraine en se justifiant à travers les services qui les employaient. Foutaise! On sait bien qu’il a pris le téléphone et dit à leurs supérieurs: « You fire them! ». Un ordre direct. Il dirige son pays comme une entreprise.

Ici, je regarde aller la CAQ et François Legault et, à partir de ses déclarations, je me demande s’ils ne sont pas en train de diriger la province comme une business. Le ballon est un outil extrême, il devrait l’être, pour faire passer une loi lorsque les partis d’opposition optent pour le filibuster. On en a vu des baillons, mais rarement exécutés de cette façon. Le Premier Ministre prend la parole devant les médias en accusant des partis d’opposition de se traîner les pieds dans l’étude du projet de loi et il agit comme un patron d’entreprise en disant que c’est assez. Il a fait une promesse et il va la mettre de l’avant coûte que coûte.

Là où j’en ai, c’est que ce projet de loi 40 est passé avec des amendements de dernière minute qui changent considérablement la donne. Qu’on pense que les commissaires ont été congédiés sur le champ (on dirait Trump ) au lieu de vivre une période tampon. Les municipalités se sont réveillées dimanche matin avec un article qui les oblige à céder gratuitement des bâtiments aux centres de services scolaires au lieu de négocier. Mettons que quelques maires ont très mal réagi.

Fin mot de l’histoire… On verra, à l’usure, ce que donnera ce projet de loi. Mais, il semble tellement bâclé que j’ai des doutes que les choses se passent aussi bien qu’on l’espère. Si le projet de loi 40 est appliqué avec autant de rigueur que les maternelles 4 ans, j’ai des raisons d’être sceptique. On ne joue pas avec l’éducation. Le projet de loi 40, à mon avis, ne remplira pas ses promesses.

Oh! J’oubliais. J’en ai lu une bonne cette fin de semaine alors qu’on disait qu’au cours de sa visite chez nos voisins, François Legault demanderait des assouplissements au « Buy American Act ». Espérer des changements dans cette loi, c’est comme croire que Trump pourrait passer une seule journée sans dire ou faire une connerie.