Toute une compétition

Après la chaleur et l’humidité accablante de la dernière semaine, les participants au TRIATHLON SPRINT présenté par TAFISA dans le cadre du CANADA MAN/WOMAN ont eu droit à des conditions climatiques optimales pour relever leur défi méganticois le 7 juillet dernier. Et c’est Philippe Tremblay, 25 ans, de Montréal, qui est le vainqueur de la 2e édition de l’événement sur la plage du Complexe Baie-des-Sables en 01:13:29. Elizabeth Pellerin, 31 ans, de Drummondville, est la championne chez les femmes en 01:27:18.

Le départ du SPRINT a été donné peu après 8 h samedi matin pour la portion nage de 750 mètres dans le lac Mégantic à partir de la plage de la Baie-des-Sables. Les participants ont par la suite parcouru 20 km à vélo sur une section du parcours du TRIATHLON EXTRÊME CANADA MAN/WOMAN en direction de Piopolis, où ils ont été confrontés à plusieurs montées.

L’épreuve a pris fin avec 5 km de course à pied sur route et en sentiers. Tremblay s’est installé en tête pendant la portion vélo du petit frère du CANADA MAN/WOMAN, position qu’il a conservée jusqu’à la toute fin. « C’est vraiment le fun, le parcours est super beau, et en vélo, comme j’aime les côtes, ça m’a permis de pousser », a commenté le vainqueur à l’arrivée. « Pendant la course, c’était un peu plus difficile que je le pensais, mais ça s’est bien passé. »

Le jeune Benjamin St-Pierre âgé de 16 ans de Notre-Dame-du-Bon-Conseil a arrêté le chrono à 01:18:30, 5 minutes après le gagnant, pour prendre le 2e rang. « Le vélo était difficile, parce que j’hésitais à me lever sur les pédales dans les grosses côtes. Ça prenait beaucoup d’énergie dans les cuisses et je savais que j’allais en avoir besoin pendant la course à pied. » St- Pierre, qui en est à sa 9e année de triathlon, avait été le plus rapide dans les eaux du lac Mégantic, terminant la portion nage en 00:10:59.

Le gagnant de l’édition inaugurale, Matthew Le Bolloch, 19 ans, de Magog, est 3e de l’épreuve 2018, en 01:21:53, loin de son temps de 01:18:11 réalisé l’an dernier. « J’ai essayé de ne pas me mettre de pression, je venais pour le plaisir, parce que c’est un beau parcours avec des défis techniques. C’est sûr que j’avais un peu pour but de gagner, mais les deux premiers sont partis plus rapidement à la natation. Comme ma force est la natation, j’ai essayé de les suivre le plus possible en me donnant à fond, mais malgré cela, il m’en manquait un peu. » Le Bolloch est le 4e à avoir croisé le fil d’arrivée, derrière Patrick Poulin, 22 ans, de Drummondville. Mais Poulin a été disqualifié pour avoir emprunté un parcours de course non réglementaire.

Chez les femmes, le temps réalisé par Élizabeth Pellerin lui confère le 7e rang, toutes catégories confondues. Marie-France Roy, 34 ans, de St-Jean-sur-Richelieu, est passée sous l’arche d’arrivée quelques minutes après la gagnante, en 01:29:12. Roy a immédiatement bondi dans les bras de Pellerin. « Je vais faire le vélo demain (au triathlon extrême en équipe), donc je me suis dit pourquoi ne pas faire un échauffement aujourd’hui! » a commenté Pellerin. « J’aime faire les côtes, les parcours sont donc parfaits pour moi et la température est idéale. En plus, celle qui a fini 2e aujourd’hui sera ma coéquipière pour la partie marathon demain. (NDLR Julie Beauchemin, qui complètera leur trio demain, a terminé 6e chez les femmes au SPRINT). C’est de bon augure pour notre triathlon extrême à relais! »

Celle qui avait remporté le SPRINT en 2017, Maïté Galipeau-Théberge, a réalisé le 3e temps (01:31:18), le 18e toutes catégories confondues. « J’ai eu de la difficulté avec la température, a-t-elle confié après la course. Après la natation, j’ai eu les pieds gelés pendant une bonne partie du reste de l’épreuve, et ça a été difficile, mais je suis contente de mon résultat. Il y avait aussi plus de concurrence que l’an dernier. » Malgré une fin de course différente du scénario imaginé par l’athlète de 26 ans de Frontenac, Galipeau-Théberge a été la plus rapide de tous les représentants de la région de Lac-Mégantic inscrits au TRIATHLON SPRINT. Au total, 179 participants ont réalisé l’épreuve en solo, soit 91 femmes et 88 hommes, et 23 équipes (64 athlètes) ont affronté le parcours à relais, dont celle de Jérôme Bresson, qui a été 2e en solo au TRIATHLON EXTRÊME CANADA MAN/WOMAN en 2017 et l’un des favoris cette année. Bresson et ses comparses de STRI – Sherbrooke Triathlon, Joëlle Gauthier et Marquy Dubois, ont complété le parcours en 01:30:08 pour terminer en tête des relais toutes catégories.

Si l’intensité du parcours de vélo a fait souffrir plusieurs participants, c’est la portion course qui a suscité le plus grand nombre de réactions. Les sentiers n’ont pas eu le temps de s’assécher complètement après la pluie de jeudi, si bien que les coureurs ont eu les deux pieds dans la boue. D’ailleurs, Le Bolloch a été ennuyé au point tel qu’il a perdu une espadrille en courant! « Ce n’est pas évident, mais on a passé au travers, a-t-il raconté en souriant. Ça fait différent des autres courses au Québec, c’était le fun! »

« Il y avait effectivement beaucoup de boue, renchérit Marie-France Roy. Comme je fais le marathon demain, je ne voulais surtout pas me fouler une cheville! »

Le TRIATHLON SPRINT présenté par TAFISA dans le cadre du week-end extrême du CANADA MAN/WOMAN gagne en popularité. Une centaine de triathlètes de plus qu’en 2017 ont pris le départ cette année. Il est d’ores et déjà confirmé que l’événement sera de retour en 2019 pour une troisième édition.

Le lendemain, Jérôme Bresson a réussi son pari. Le Québécois de 35 ans est devenu, le 8 juillet, le nouveau maître du CANADA MAN/WOMAN en remportant la deuxième édition du TRIATHLON EXTRÊME présenté dans la région de Lac-Mégantic. La femme la plus rapide a été pour une deuxième année de suite Lyne Bessette. La triathlète de 43 ans conserve ainsi son titre décroché en 2017 et s’est même hissée en 3e place du classement général, derrière Bresson et Sylvain Lafrance.

Bresson a complété le parcours de 3,8 km de nage, 180 km de vélo et 42 km de course sur route et sentiers en un temps de 10 heures 59 minutes et 37 secondes, abaissant du coup la marque établie en 2017 par le Britannique Chris Stirling, vainqueur de l’édition inaugurale en 11:08:24.

Le nouveau champion originaire de Saint-Théodore-d’Acton a atteint son objectif d’améliorer son temps de 11 h 23 min 58 s, qui lui avait valu le 2e rang l’an dernier. Accompagné de sa famille, le vainqueur a franchi l’arche d’arrivée érigée tout juste devant l’Observatoire du Mont-Mégantic après un périple d’endurance et de ténacité totalisant 226 kilomètres, dans de meilleures conditions climatiques que l’an dernier.

« Mon objectif optimal était de 10 h 45, mais avec le vent à vélo, ça a été assez difficile et j’étais plus ou moins dans les temps que je m’étais fixés, raconte Bresson. J’ai travaillé sur un rythme un peu plus relax au début du parcours de course à pied pour pouvoir terminer en force. Une fois dans la trail, je savais que je devais courir 1 h 22 dans la dernière portion pour passer sous les 11 h. Je peux dire que ma course a été parfaite du début à la fin. Je n’ai pas eu trop de baisses de régime, mon assistant m’a bien accompagné. Mon pari a été atteint! »

Parti à 4h30 le matin, Bresson est sorti du lac en 4e place en 01:01:16. C’est sur deux roues qu’il a réussi à combler l’écart de moins de 6 minutes qui le séparait du meneur, le Montréalais Nicolai Siggel, 41 ans. Bresson, qui vise maintenant un top 10 au prochain Norseman en Norvège, a pris la tête avant le 80e km et l’a conservée jusqu’à la fin de la course. Il a maintenu un rythme moyen de 31,8 km/h à vélo, de 5 min 1/km dans la première portion du marathon et de 9 min 1/km dans la montée ultime vers le sommet du Mont-Mégantic.

Le gagnant a devancé par près d’une heure le Victoriavillois de 42 ans Sylvain Lafrance, 2e en 11 h 54 min 6 s, tout juste devant Lyne Bessette, 3e en 12:02:00 et championne chez les femmes. Lafrance, 5e en 2017, était 8e à la sortie du lac. Il a grimpé de trois positions pendant le parcours de vélo avant de poursuivre sa progression jusqu’au podium et de retrancher huit minutes à son temps de l’an dernier. « L’objectif premier est de battre notre temps, ensuite, la position, c’est secondaire, mais 2e, on va le prendre! » Le top 3 chez les hommes a été complété par Éric Gauvin, 37 ans, de Bromont. Gauvin s’est écroulé de joie à l’arrivée, après 12 h 15 min 39 s de dépassement personnel. Il était surtout fier d’avoir réussi à terminer le parcours 65 minutes plus rapidement qu’à sa participation précédente.

De son côté, Bessette a adopté des stratégies différentes cette année. Elle a choisi de ne pas nager avant l’épreuve d’endurance et d’utiliser un vélo de contre-la-montre, stratégies qui ont été concluantes. L’an dernier, l’athlète olympique de Sutton avait terminé 10e parmi tous les participants en 12 h 37 min 43 s. « Cette année, je n’ai pas nagé avant, je suis partie derrière le peloton et je suis sortie cinq minutes plus tôt de l’eau, explique-t-elle. De toute façon, j’haïs nager! Pour mon vélo, ça m’a aidé dans les montées, mes jambes étaient plus légères. Il faisait chaud, c’est sûr, mais je n’ai pas souffert de grosses chaleurs. » Il a ensuite fallu attendre plus de deux heures avant de savoir qui complèterait le podium féminin. L’Uruguayenne de 39 ans Federica Frontini a réussi à passer devant la Montréalaise de 31 ans Joannie Desroches dans la troisième portion de l’épreuve. Les deux femmes se sont succédées à l’arrivée, respectivement après 14 h 14 min 21 s et 14 h 21 min 12 s de hauts et de bas.

Fait à noter, la majorité des triathlètes extrêmes de retour pour une deuxième participation à Lac-Mégantic ont amélioré considérablement leur temps. C’est notamment le cas du seul athlète de la région de Lac-Mégantic, Félix Guèvremont. Il a conclu son deuxième CANADA MAN/WOMAN avec un temps de 12 h 39 min 59 s, comparativement à 13 h 16 min 25 s en 2017. Ce chrono, le 8e chez les hommes, lui a permis de bondir au classement général. Il est passé du 18e rang l’an dernier au 9e cette année. « Quand je suis rentré dans le champ, il commençait à faire chaud. J’ai essayé de garder mon rythme. Rendu dans le bois, j’étais bien. J’ai eu une baisse d’énergie dans le mont Saint-Joseph, mais elle a passé rapidement. C’est difficile de demander mieux qu’une journée comme aujourd’hui, c’était parfait! » Si Guèvremont est le seul représentant de la région de Mégantic à avoir atteint le sommet en solo, il n’était pas le seul au départ. La première participante méganticoise et la plus âgée des femmes inscrites en 2018, Maryse Couët, 62 ans, a fait jaillir de nombreuses émotions en début de journée lorsqu’elle a atteint la plage de la Station touristique Baie-des-Sables. Celle qui ne savait pratiquement pas nager il y a 18 mois a franchi non sans difficulté les 3,8 km en 2 h 29 min 58 s. Elle a ensuite pratiquement complété le parcours de vélo avant de se retirer de la course.

Plusieurs autres sportifs de la région ont pris part à l’événement, dans la catégorie Équipes. D’ailleurs, un trio méganticois, les Jeunetrix, a terminé au 3e rang (11 h 19 min 39 s), derrière Mouv C (10 h 35 min 24 s) de Shawinigan et Le Coureur Siboire (10 h 45 min 52 s) de Sherbrooke.

Le CANADA MAN/WOMAN sera de retour en 2019 pour une troisième année. Le week-end d’aventure extrême est prévu les 6 et 7 juillet 2019.

Quelques faits saillants de la journée:

  • nombre de litres d’eau transpirée par tous les athlètes: assez pour remplir une piscine olympique;
  • nombre de pas effectués: recalcul en cours;
  • nombre de kilomètres franchis par les participants: 38 182;
  • nombre de demandes en mariage au sommet: 1;
  • nombre de demandes en mariage acceptées au sommet: 1.

 

Le CANADA MAN/WOMAN compte parmi les sept courses du XTRI WORLD TOUR, circuit qui repousse encore plus loin les limites de l’être humain, avec le Norseman, le Celtman, le Swissman, l’Alaskaman, le Swedeman et le Jánošík — Slovak. Le triathlon extrême est le point culminant d’un week-end de dépassement personnel organisé par ENDURANCE AVENTURE, chef de file dans la préparation et l’encadrement d’événements sportifs internationaux qui sortent des sentiers battus, en partenariat avec la Ville de Lac-Mégantic.

Le TRIATHLON SPRINT présenté par TAFISA le 7 juillet a été l’affaire de Philippe Tremblay, 25 ans, de Montréal, vainqueur en 1 h 13 min 29 s. Elizabeth Pellerin, 31 ans, de Drummondville, a été championne chez les femmes en 1 h 27 min 18 s. Ce rendez-vous a réuni plus de 250 athlètes cette année.

Pour voir tous les résultats du CANADA MAN/WOMAN 2018, visitez le site Internet de SPORTSTATS:

Solo        : https://www.sportstats.ca/display-results.xhtml?raceid=93787
Équipes  : https://www.sportstats.ca/display-results.xhtml?raceid=93790

( Source: Diane Léger ) ( Photo: Michel Caron )