Simon Jolin-Barrette…

Deux choses: improvisation et leadership!

Vous avez tous entendu parler du Programme Expérience Québec que notre ministre de l’Immigration a pratiquement mis au ban pour, semble-t-il, n’inviter dans nos institutions d’enseignement supérieur que des gens qui répondront à la pénurie de main-d’œuvre. Au départ, ce n’est pas fort comme idée.

La levée de boucliers n’a pas tardé et les commentaires d’un recteur d’université étaient clairs: comment attirer des cerveaux chez nous si on ne met pas une carotte au bout du bâton. Cette réforme sent l’improvisation à plein nez. De ce que je comprends, personne dans les milieux de l’éducation n’a été consulté avant d’imposer cette réforme. L’objectif, au départ, semble noble mais les façons de faire sont plus que douteuses. Et, au moment d’écrire ces lignes, François Legault déclarait: « L’objectif demeure le même, peut-être verrons-nous d’autres façons de faire! » On va voir…

Le ministre, lui, devant les caméras, avait l’air d’un « p’tit boss » qui ne veut rien entendre de gens qui sont contre ses projets. C’est le signe clair d’un manque profond de leadership. Et ça, on l’apprend . Les leaders naturels sont rares mais, comme n’importe quoi, la vie vous permet de vivre différentes expériences qui feront de vous, à la longue, un leader aimé et respecté. Parce que, justement, le respect est l’une des qualités les plus fondamentales pour faire un bon leader. L’attitude de Jolin-Barrette devrait lui donner à réfléchir. Comme dans le dicton: « Il n’y a que les fous qui ne changent pas d’idée! »

Et, par rapport à l’immigration, je commence à en avoir soupé des fonctionnaires sans génie qui ne se fient qu’à leurs foutues grilles d’évaluation. On en a un exemple patent chez nous. Il y a des gens qui immigrent au Québec ou au Canada qui, dans l’attente de leur citoyenneté, s’intègrent à la société qui les accueille et deviennent de bons citoyens. Ne pourrait-on pas ajouter, à vos sacro-saintes grilles d’évaluation, le niveau d’intégration d’une personne dans notre société avant d’envoyer un avis d’expulsion? Ne pourriez-vous pas vous asseoir avec des confrères et consoeurs de travail et les patrons pour avoir une évaluation de cette intégration avant d’abaisser le couperet?

Oh! J’oubliais, c’est du cas par cas. C’est bien plus rapide et impersonnel d’évaluer avec une grille dans un bureau quelque part à Ottawa ou Québec. Et puis, combien d’années de réunions faudra-t-il pour qu’on ajoute l’évaluation de l’intégration au marché du travail et à la société d’accueil?