Serait-ce la panique chez les pro-voie de contournement?

Quand on n’a plus d’arguments, on pose de drôles de gestes désespérés.

Vous en avez sans doute entendu parler, un représentant de l’Ordre des ingénieurs du Québec s’est présenté chez André Lapierre de mawebtv pour qu’il retire toutes allusions au fait que M Joël Chotte soit ingénieur dans ses entrevues vidéo, sous peine d’une amende salée pour lui et M Chotte. Le hic est que M Chotte est effectivement un ingénieur mais… il ne fait pas partie de l’Ordre et ne doit donc pas se présenter comme tel.

Le monsieur en question avait en main des transcriptions des entrevues et des images. Il a été, au demeurant, très poli tout au long de son intervention auprès de M Lapierre et au final, on peut qualifier M Chotte de consultant.

Pourquoi est-ce que je parle de panique? Tout simplement parce qu’il faut prendre la peine de loger une plainte officielle à l’Ordre des ingénieurs qui, par la suite, ouvrira une enquête et à partir des résultats, prendra une décision. Dans le cas de M Chotte, le fait qu’il ne soit pas membre de l’ordre québécois fait foi du bien-fondé de la plainte. Alors, les propos de M Chotte, lors de deux assemblées d’information, auraient-ils ébranlé sérieusement les convictions de certaines personnes quant à la nécessité de cette voie de contournement? Le fait que de plus en plus de citoyens soient contre ce cadeau d’un demi-milliard de dollars au CP, payé à même nos taxes, aurait peut-être amené cette plainte? Quand on est prêt à poser des gestes aussi vains devant un argumentaire, c’est qu’on n’a aucun argument assez solide pour contrer le vis-à-vis. C’est désespéré comme idée de s’attaquer à une personne de la sorte. Alors, commencez-vous à croire que les personnes qui ne veulent pas de cette voie de contournement sont de plus en plus nombreuses et influentes?

Les seuls arguments que nous ayons entendus dans les dernières semaines tournaient autour d’une question de sécurité. La voie actuelle est sécuritaire, le CP le dit. Des équipes d’entretien y sont présentes tous les jours. Le triage des matières dangereuses se fait à Sherbrooke. Comme M Chotte le disait, les risques qu’une catastrophe de l’ampleur de juillet 2013 sont, à toutes fins pratiques, nuls. Il n’y a plus de triage dans les côtes. Il n’y a plus de train laissé sans surveillance. Pour ceux et celles qui s’orienteraient vers le rétablissement psychologique, c’est un coup d’épée dans l’eau. Le rétablissement psychologique va vraiment commencer le matin où nous verrons un centre-ville digne de ce nom. Mais, c’est mal parti avec la gentrification du secteur.

Au final, nous aurons dans les prochaines semaines le résultat du sondage effectué à Lac-Mégantic. Il a été fait selon les mêmes paramètres que ceux de Nantes et Frontenac, avec la même question. Il sera rendu public après avoir été révisé par un spécialiste de la Colombie-Britannique (c’est quand même assez loin pour qu’on puisse croire à sa neutralité dans le dossier). Quel qu’en soit le résultat, les politiciens méganticois devront plus que le prendre en compte, ils devront agir selon les désirs de leurs commettants.