Robin des Bois à l’envers…

C’est çà la réforme fiscale que veut mettre en place Donald Trump.

Je ne voudrais surtout pas qu’un tel projet de loi soit présenté au Canada.

En gros, notre ineffable président américain offre de très généreuses baisses d’impôts aux sociétés et quelques miettes à la classe moyenne. Il fonctionne sous le principe dit « du ruissellement ». On accorde des congés d’impôts aux entreprises qui, normalement, devrait réinvestir tout cet argent dans l’amélioration de leurs équipements et de meilleurs salaires. Le problème, c’est que cette théorie n’a jamais fonctionné.

Cette fin de semaine, CNN recevait un économiste universitaire émérite et un propriétaire d’une moyenne entreprise. Pour l’universitaire, il était clair que les dirigeants de manufactures allaient prendre cet argent et le réinvestir. Il ne voyait absolument pas comment les américains ne profiteraient pas de cette manne. Et le son de cloche de l’entrepreneur: « Aujourd’hui, j’ai des surplus et je ne sais pas quoi faire avec. J’ai réinvesti dans mon entreprise mais il m’en reste encore pas mal et j’irai vers la Bourse, des placements ou augmenter mon train de vie sans nécessairement remettre tout cet argent dans l’entreprise. Ce serait inutile. Elle se porte bien et mes employés sont bien payés. »

Et voilà, vous avez votre réponse. Trump est en train de faire de gros cadeaux à ses amis millionnaires et milliardaires. Oui, la Bourse se porte très bien depuis qu’il est là. Avec l’argent qu’il dégage pour permettre à ses amis de jouer en Bourse, ce n’est pas surprenant. Mais, malgré un taux de chômage en baisse et une économie qui semble bien rouler, il y a des limites.

Et je vous fais grâce de son décret présidentiel qui met à la poubelle tout près de 66% de la règlementation dans toutes les sphères de la société américaine. La pire est sans doute ce décret qui réduit de 66% la superficie d’un parc national pour le remettre à des promoteurs immobiliers, probablement de ses amis. Et, selon lui, ce sera très bon pour l’économie.

Je souhaitais qu’on le foute à la porte avant Noël mais, malheureusement, il y a encore trop de gens, autour de lui, qui mettent des bâtons dans les roues de ceux qui pourraient le faire. Attendons les résultats de l’enquête du conseiller spécial sur la supposée collusion des collaborateurs de Trump avec la Russie. Il se défend tellement qu’on commence sérieusement à croire qu’il sait que Muëller se rapproche tranquillement de lui!