Quand les médias sociaux s’enflamment…

Sans avoir une bonne raison.

Nous sommes à la parade de la St-Jean à Montréal. Arrive un char sur lequel une chanteuse de race blanche, entourée de gens de race blanche, chante « Gens du pays ». Le hic, c’est que dans un souci écologique, on a décidé que les chars seraient déplacés à muscle d’homme et… ce char est poussé uniquement par des gens de race noire. Arrive donc un cul-béni qui lance sur Facebook et un peu partout que c’est du pire racisme imaginable, sans auparavant, avoir essayé de comprendre le pourquoi de cette situation. Comment diable les organisateurs de cette parade auraient pu commettre, exprès, une bourde aussi monumentale. C’est la première question que je me serais posé.

La réponse arrive quand même assez rapidement. Ces jeunes hommes offrent fièrement leurs services bénévoles pour faire avancer ce char à la demande des organisateurs qui avaient fait le tour des écoles. Il appert que cette école est à majorité de gens de race noire, donc, il est normal que les « pousseux » soient de race noire. Et vlan, le cul-béni!

Ce n’est qu’un exemple entre mille de personnes qui lancent des allégations ou même des accusations sur les médias sociaux sans vérifier auparavant ou sans avoir une certaine retenue avant de jeter du fiel sur tout ce qui bouge. Une personne qui aura appris à raisonner, par exemple par des cours de philosophie, se sera tout d’abord posé la question à savoir « Mais, mon Dieu, ont-ils fait exprès? ». Ce qui est à peu près impossible. Dans cette situation, on n’a rien à gagner à provoquer quoique ce soit.

Tout cela pour vous dire que ce qui circule dans les médias sociaux, faut en prendre et en laisser. Des gens font exprès de lancer de fausses nouvelles et d’autres s’énervent le poil des jambes pas mal trop vite.

Le seul de qui je crois les tweets, c’est Donald Trump. Il est trop imbu de sa personne pour lancer de fausses nouvelles, sauf si c’est pour créer une confusion qui lui rapporte, comme les bandes de Comey.