Quand la main gauche ne sait pas ce que fait la main droite!

On a un gouvernement borgne des deux côtés.

Commençons par la santé. La réforme à tous vents de Barrette a fait que tout le pouvoir est centralisé entre ses mains et celles de ses amis. Selon lui, les CLSC sont une erreur et les GMF, sont des entreprises privées qui viennent prendre le relais. Est-ce que ce sera pour le mieux-être du patient qu’il dit mettre au centre de ses priorités? À voir aller le personnel de notre hôpital, les services sont donnés d’une façon très professionnelle et sans tache. Par contre, un médecin soulevait le fait que puisque toutes les décisions viennent de haut, on a plus de contrôle sur ce qui se passe localement. N’importe quel spécialiste en ressources humaines vous dira que créer une telle situation est démotivant. Ils travaillent très bien mais ils auraient le moral dans les talons. Et c’est sans compter ce méga-laboratoire que crée Barrette qui devrait, selon lui, apporter des économies, ce dont je doute fort. Cependant, ce que ce super-laboratoire créera ce sont des erreurs. Plus vous centralisez, plus vous êtes ouverts aux erreurs. Parlez-en aux Nouveau-Brunswickois.

Ce matin, j’écoutais une députée nous vanter un plan ( encore pas mal flou dans ma tête ) du premier ministre pour aider la jeunesse. Encore un paquet de belles paroles issues d’un programme concocté par des fonctionnaires en mal d’idées. La jeunesse est une priorité pour M Couillard. Pourtant, avant de mettre des millions dans un quelconque programme, il me semble que j’aurais pensé à mettre ces millions dans notre système d’éducation. On crée encore un autre programme qui va probablement payer des salaires avec peu de résultats au bout.

Ce qui m’amène à vous dire que les libéraux galvaudent avec grâce le mot priorité. Vous rappelez-vous qu’en campagne électorale, la santé et l’éducation étaient les priorités de ce parti? On peut facilement constater aujourd’hui que ce n’était que de la poudre aux yeux. On aime mieux se payer des voyages dits « à saveur économique » que s’occuper du vrai monde avec un système de santé qui est à l’avantage du patient et un système d’éducation qui enseigne au lieu niveler par le bas.