Pourquoi est-ce que ça ne finit plus?

Trois ans plus tard, on a pas l’impression d’avoir avancé tant que ça!

On voit de plus en plus d’opinions de lecteurs ou de commentaires de citoyens qui se plaignent ou de la lenteur des études pour la voie de contournement ou l’obtention de certificats de la part de fonctionnaires. Et cela devient de plus en plus frustrant pour une grande partie de la population.

Je les entends déjà nous dire, comme je l’ai déjà entendu, qu’on est en territoire inconnu, que c’est une catastrophe unique en son genre, etc. OK, mettons que c’est assez unique, mais il me semble pourtant que bien des villes sur la planète ont connu des catastrophes elles aussi et qu’elles n’ont pas mis plus de trois ans à s’en remettre. Au demeurant, dans des catastrophes comme celle que nous avons vécue, dans plusieurs cas, on a sauvé ce qui pouvait être sauvé pour avoir une première pierre sur laquelle bâtir. Mais ici?

Nous sommes aux prises avec une étude de voie de contournement qui n’en finit plus. C’est drôle ce rapprochement que faisait un citoyen entre la construction du chemin de fer canadien coast to coast et les trois ans qu’on met à étudier. Les mauvaises langues prétendent même qu’on se traînerait les pieds. Peut-être! Dans mon esprit, une chose est certaine, des fonctionnaires et des politiciens veulent gagner du temps. Et, on a même pas encore commencé à négocier entre municipalités, gouvernement provincial et gouvernement fédéral. Et pour beurrer plus épais, on ne sait même pas encore qui va s’occuper des expropriations. Alors, croyez-vous sincèrement qu’on va avoir une voie de contournement avant 2022?

Et puis, il y a ce désert de centre-ville. On voulait être certain d’avoir tout décontaminé pour qu’on puisse rebâtir. Petite nouvelles, au moins une parcelle doit encore être décontaminée et on ne savait pas, à l’annonce de ces travaux, qui allait les payer.

À travers mes pérégrinations, j’ai rencontré un homme d’affaires qui avait ce commentaire: « Dans la reconstruction, pourquoi vous procédez à l’envers? » Quoi, à l’envers? Bien oui, on réserve un terrain dans le but d’y construire quelque chose mais lorsqu’on réserve, on a rien sur la table. Dans l’esprit de cet entrepreneur, avant de d’attribuer un terrain, il faudrait avoir des projets ficelés, pas des intentions.

Au final, si vous avez l’impression que c’est tout croche, vous avez peut-être la bonne impression. Ce qui me réjouit, cependant, c’est que c’est le communautaire qui a été le premier à nous arriver avec quelque chose de concret sur la rue Frontenac. Et quelque chose de beau! On ne peut que souhaiter que les autres vont s’inspirer de l’architecture de ce projet pour la suite des choses.