Des fois, on aime qu’on réponde à nos questions…

Par autre chose que de vagues « Allez voir sur le site » ou « Demandez au ministère »!

Parce que, par les temps qui courent, c’est exactement ce qui se passe avec la maudite voie de contournement. Tout le monde se passe la balle et dans certains cas, on refuse carrément de répondre à des questions claires et limpides. Donc, en tant que citoyens et contribuables, avons-nous raison de nous inquiéter de la volonté d’élus de vraiment représenter leurs commettants? Je pose la question parce que, depuis quelques semaines, des gens tentent d’obtenir des réponses à leurs questions, ils tentent de convaincre des décideurs que ce qui est proposé, sur le terrain, n’a absolument pas de bon sens et ils demandent à ces maires (entre autres), de les supporter dans leurs démarches.

Bien non, rien! Savez-vous ce qu’on nous dit le plus souvent? « On ne peut pas rien faire, les décisions sont prises plus haut! » C’est qui çà, plus haut? Il n’y a encore rien de fait sur le terrain, on a toute la latitude voulue pour contester le tracé proposé et en suggérer un autre. C’est quoi cette manie de suivre des ordres aveuglément alors que des gens sur le terrain vous disent que celui ou celle qui a dessiné ce tracé n’est peut-être jamais sorti(e) de son bureau. Parce que, si sur papier, cela tient d’une certaine logique, sur le terrain c’est une aberration. Pourquoi, comme élus, vous ne pouvez pas demander à « plus haut placé » de venir marcher sur le terrain et faire part de vos commentaires, au lieu de vous mettre à genoux. Vous savez ce qui vous reste à faire. En passant, quand on se cache derrière le protocole pour limiter les périodes de questions, c’est qu’on ne veut pas discuter de dossiers chauds. Quel courage!

Aussi, vous avez sans doute pu lire, dernièrement, les propos d’un ex-Méganticois qui se posait des questions sur la reconstruction du centre-ville. Là aussi, qui est « plus haut placé » pour savoir ce qui est bon pour nous? Plus le temps avance, plus on a l’impression qu’il y avait un plan au début et que ce plan, il ne marche pas. Une ville de 250 000 habitants, au Japon, a subi des dommages majeurs suite à un tremblement de terre et deux ans plus tard, elle était redevenue fonctionnelle. Ici, ça n’avance pas vite… avec un futur stationnement de 90 places pour on ne sait trop qui dans l’immédiat.