On a une semaine de campagne électorale dans le corps…

On dirait qu’elle dure depuis un an!

Dans le fond, c’est un peu ce qui se passe. Avec les élections à date fixe, on a eu droit à une pré-campagne depuis l’automne dernier. Il se faisait moins de promesses, d’accord! Mais depuis une semaine, je suis découragé d’entendre les chefs.

Et n’importe quel chef. Ils ont tous des promesses à la bouche. Les questions que je me pose: c’est beau de faire des promesses, mais comment allez-vous les financer? Est-ce que le budget des lunchs pour les enfants va être pris sur l’entretien des écoles? Est-ce que les baisses d’impôts seront un prélude à une autre vague d’austérité? C’est quoi l’idée de dire que d’élire une certain parti serait une catastrophe annoncée pour le Québec? C’est quoi cette manie d’être plus catholique que le pape et aller chercher des poux trente ans en arrière pour discréditer un candidat? Pourquoi on entend pratiquement jamais les candidats dans leur circonscription?

Ce qui me met le plus en rogne dans cette campagne et c’est de mal en pis depuis 20 ans, c’est qu’on oriente la campagne sur le chef. Les caméras sont braquées sur le chef. Les communiqués que nous recevons, dans certains cas, sont le même pour tous les candidats au Québec, on ne fait que changer le nom sur la feuille. J’ai demandé aux candidats un texte que le Journal publiera gracieusement dans son édition d’octobre, histoire que vous puissiez juger de leur vision personnelle du comté et ce qu’ils entendent faire. J’ai une question: devront-ils le faire approuver par le national? Si ce devait être le cas, j’imagine que mon candidat, tous partis confondus, n’a pas le contrôle de son message, il doit le laisser au national. Et après, ils se demandent pourquoi nous sommes cyniques.