Ce n’est pas le fusil qui est dangereux…

Ce sont peut-être ceux qui les mettent dans de mauvaises mains.

Au Québec, nous avons une couverture exhaustive du meurtre d’une bambine de deux ans, une affaire absolument épouvantable. Mais, c’est passé sous le radar chez nous, un forcené a tué quatre personnes dans un restaurant de la banlieue de Nashville et ç’aurait pu être pire sans l’intervention d’un client.

Donc, un individu de 29 ans se présente devant une crêperie. En descendant de sa camionnette, il commence à tire avec un AR-15, au hasard dans le restaurant, à travers la vitrine, tout en avançant. Un client a bien compris l’ABC des attentats qui est « Courir, se cacher ou affronter ». Il a choisi la troisième option et profité du fait que le forcené baissait le canon de son arme. Il l’a saisi et l’homme s’est enfui. Au moment d’écrire ces lignes, on était toujours à sa recherche.

Ce qui est troublant dans cette histoire est le fait qu’en juillet dernier, cet individu avait été arrêté aux alentours de la Maison-Blanche avec des armes. Le FBI les lui a confisquées sur le champ. Il retourne chez lui après une courte enquête et là, le FBI remet les armes au père qui les redonne à son fils. Question: c’est qui le cave?

Je ne voudrais pas être dans les bottes de ce père qui, tout comme son fils, a quatre meurtres sur la conscience. Mais qu’est-ce qu’il a pu penser de redonner ses armes à son fils qu’il devait savoir détraqué? C’est ici que nous revient cette phrase souvent éditée par la NRA: « Le danger, ce n’est pas l’arme, mais ce lui qui la tient! »

Voilà, vous avez votre réponse. On vend, aux USA, des armes à des gens qui ne devraient pas en avoir. On a des parents américains tellement convaincus que le deuxième amendement permet à n’importe qui d’avoir des armes, même d’assaut, qu’ils les redonnent à des enfants qui n’ont pas la capacité de juger de leurs actes.

Le client en question a été traité de héros, on est aux États-Unis. Mais lui, il a simplement dit que c’était lui ou l’autre, il a choisi de se défendre, avec succès.

Maintenant, vous comprendrez peut-être mieux pourquoi les étudiants américains ont manifesté en fin de semaine puisque c’était l’anniversaire de l’attentat de Columbine. Et Trump? Comme d’habitude, il a tweeté des niaiseries toute la fin de semaine.