Les Ti-Poux du couvre-feu!

Il fallait se brancher à Facebook pour voir à quel point une frange minoritaire de la population est dans le champ.

Dimanche matin, il y avait ce monsieur qui était interpelé par la police alors qu’il se promenait avec son fils et son chien. Les policiers l’abordent poliment mais on se rend vite compte que ce monsieur ne veut qu’une escalade. Il demande à son fils de retourner à la maison et son téléphone filme les policiers qui s’approchent et lui demandent, toujours très poliment, de fournir une pièce d’identité. Le piochon sort ce qui semble être son permis de conduire et dit aux policiers qu’il a une pièce mais qu’ils n’ont pas à la lui demander. On peut ensuite croire que l’un des policiers a donné un coup sur le cellulaire qui se retrouve par terre mais filme toujours. On verra ensuite les policiers lui dresser une contravention et le bonhomme continue d’être agressif. Il faut voir le titre de son post… très édifiant »!

Le gouvernement Legault n’a pas le choix d’y aller avec un couvre-feu. La sensibilisation ne fonctionne pas du tout avec 7% de la population qui continue de vivre comme si de rien n’était. Ces gens n’ont pas encore compris que le virus adore se propager de manière exponentielle. Une personne infectée pourrait en infecter cinq autres qui vont ensuite en infecter cinq chacun et ainsi de suite. Nier ce fait est d’une inconscience absolue. Et pourtant…

La désinformation fait beaucoup de chemin. J’ai même vu des gens que je considère capables de jugement se faire prendre dans le filet des fausses informations. Combien de fois je me suis fait répondre: « Fais tes recherches! ». Bien justement, je fais mes recherches mais pas sur You Tube ou Facebook. Je me fie aux scientifiques, je me fie aux médecins et aux infirmières qui sont au bout du rouleau et qui nous supplient d’arrêter d’ignorer la situation ou encore ces revues très sérieuses comme le National Geographic qui a publié, dernièrement, un dossier très étoffé sur la COVID. Une photo ressort du lot, celle de deux infirmières belges assises sur le bord du trottoir, complètement épuisées et l’une pose sa tête sur l’épaule de l’autre. Une image qui vaut plus que mille mots.

Donc, nos dirigeants, semble-t-il, ont un problème de crédibilité. Personnellement, je crois que ce problème vient de la manière d’aborde le tout. Nos dirigeants ont voulu être conciliants en donnant une image de bon parent. Prenons le Dr Arruda et son vis-à-vis américain, le Dr Anthony Fauci. Arruda nous parle comme si on était des enfants. Il balaie de l’air avec ses mains et s’il change d’idée en cours de route sur les façons de faire, il n’explique pas, il demande poliment. À l’autre extrémité, Fauci est clair, net et précis. Il se trouve des gens, dont l’ineffable Trump, qui ne croient pas ce qu.il dit. Grand bien leur en fasse. Une chose demeure, il est solide, explique clairement d’éventuels changements de direction et s’adresse au public avec respect et autorité. C’est ce qui manque ici.

Et, dernière chose, vous avez parfois remarqué que ce qui venant d’en haut n’avait pas grand-chose à avoir avec ce qui se passe sur le terrain. Il y a, entre deux, plusieurs paliers de décisions mais il en manque un, le palier local. On connaît notre monde, on connaît nos ressources et on est à l’écoute des gens. C’est çà un palier local. François Legault et sa clique nous font des annonces et souvent, on attend longtemps sur le terrain pour voir du concret. C’est normal quand un ministère est aussi facile à diriger que d’essayer de faire virer un paquebot avec une paire de rames. Je pense que ça ne vous donne rien de comparer l’équipe Legault a des nazis, à leur écrire des insultes ou à contrecarrer tant que vous êtes capables les mesures qu’on tente de mettre en place pour contrôler ce maudit virus. Si vous cherchez des coupables pour l’immobilisme du ministère, allez voir les fonctionnaires spécialistes de la réunite aigue qui ne sont jamais responsables de leur décision. Le vrai problème dans la mise en œuvre rapide, entre autres, de la vaccination de masse, c’est eux.