Les négociations dans le bois d’œuvre…

Elles ne seraient pas prêtes d’aboutir!

Ce dossier est majeur pour notre région et certaines autres du Québec. Au cours de la dernière semaine, un observateur politique a traité Donald Trump de menteur pathologique, un autre de fabuliste et jeudi, Bernie Sanders disait de lui qu’il était un homme dangereux qui fait honte aux États-Unis.

La nouvelle n’a pas fait de vagues chez nous, mais aujourd’hui, le président américain va signer un décret dans lequel on commande une étude, sur trois mois, de la balance économique américaine. On sait déjà que les États-Unis sont en déficit commercial avec la Chine et que nous sommes, canadiens, assez dépendants de notre voisin au niveau de nos exportations.

Il a dit clairement, en campagne électorale, qu’il redonnerait à son pays la première place des puissances économiques mais le hic, il passe par un protectionnisme exagéré. Les accords signés par les administrations précédentes, il s’en fout, de quelque nature qu’elles soient. Sachant que dans son optique, toute négociation doit se faire à l’avantage des États-Unis, peut-on raisonnablement s’attendre à ce qu’il se replie sur lui-même et refuse de négocier tant que l’autre partie ne sera pas à genoux? C’est pour cela que les négociations dans le bois d’œuvre piétinent et devraient piétiner encore pour un bon bout de temps à cause de lui.

Dans la dernière semaine, il a dit que l’armée américaine faisait des efforts encore jamais vus en Irak ( ils y ont tout au plus 9 000 conseillers militaires ), il a dit que la nouvelle mouture de son plan sur la santé passerait comme du beurre dans la poêle ( il a encore la branche Freedom de son propre parti contre lui, les Libertariens dans une certaine mesure et tous les démocrates ) et finalement, il a rencontré des femmes chefs d’entreprises qui s’étaient rendues à la Maison Blanche à l’invitation, semble-t-il, de son épouse. Quand il est monté sur l’estrade, il a « lu » son discours et son épouse n’étaient pas près de lui, elle était assise dans la salle ( trois dames étaient assisses sur l’estrade ).

Je vous fais grâce du Sénat qui va étudier très sérieusement ses liens avec l’oligarchie russe et le fait que le Bureau d’éthique se demande sérieusement s’il ne devrait pas intervenir dans les nominations qu’il distribue dans sa famille et ses amis proches.