Les consultations du BAPE…

En direct sur le web!

Paul Dostie, Robert Bellefleur, Jacques Gagnon, Arielle Lacroix, Josée Morin, Daniel Poirier, Jean-Claude Boutin, Ginette Isabel, Réjean Roy, Jacques Breton, Daniel Poirier et Mme Yolande Boulanger, ce sont ceux et celles que j’ai pu écouter hier soir en direct sur le site du BAPE.

Le président de cette commission, M Joseph Zayed, avouons-le, dirige de main de maître les présentations des divers intervenants. On le voit aussi aider des personnes un peu intimidées par le processus à clarifier leurs questions. On peut retenir beaucoup de choses des mémoires que j’ai entendus hier.

L’unanimité se fait sur certains points à savoir que c’est absolument inacceptable de continuer à faire du triage en haut des côtes (Nantes et Vachon), que le tracé proposé n’a pas de sens, que l’idée d’une gare de triage dans le parc industriel est bonne et qu’on pourrait explorer d’autres alternatives.

Par exemple, si la voie de contournement se fait, on préfère la voir construite au nord de la 161 plutôt qu’au sud. On amène comme argument que le côté nord ne présente pas une valeur aussi grande que le côté sud où on retrouve, entre autres, deux forêts à valeur ajoutée, un commerce qui ne pourra prendre de l’expansion et on bloquerait le développement domiciliaire dans le secteur Laval Nord. On a aussi pointé du doigt le fait qu’une courbe passerait tout près de deux stations-service et d’un site d’entreposage de propane.

Une idée qui a été amenée, et que je trouve pleine de bon sens, serait de remettre en service une partie des anciennes emprises du Québec-Central. Les tenants de cette option ajoutaient que ce tracé est déjà plat et beaucoup plus sécuritaire que ce qu’on propose où la pente ne présente pas une grande différence avec la pente actuelle et que les courbes, par endroits, sont plus prononcées que celle qui a provoqué la catastrophe.

M Zayed et son co-président ont de quoi se mettre sous la dent et il a insisté sur le fait que dans son rapport, le BAPE a toute la latitude nécessaire pour se prononcer sur ce projet allant de l’approuver comme tel, de l’approuver avec des modifications ou tout simplement recommander au Conseil des ministres de ne pas aller de l’avant. Advenant cette dernière option, n’oubliez pas que Québec finance 40% du projet.

Et, je vous laisse sur une citation du maire de Nantes, M Jacques Breton, qui terminait ainsi son intervention: « Donnez-nous une chance de vivre en toute quiétude! »