Les accommodements raisonnables…

Mais, est-ce vraiment raisonnable?

À Québec, présentement, en commission parlementaire, on discute d’accommodements raisonnables. Devrait-on obliger le service public à visage découvert est l’une des questions. Le maire Denis Coderre est venu mettre son grain de sel en compliquant davantage les choses en disant que quoiqu’il sorte de cette commission, il va demander à ce que la Ville de Montréal en soit exclue.

OK, nous sommes une terre d’accueil pas mal accueillante. On fait des pieds et des mains pour pouvoir adonner tout le monde. Mais, des fois, trop, c’est comme pas assez.

Si vous avez voyagé un peu dans le Magreb, vous avez sans doute remarqué qu’il faut se plier à certaines règles et c’est encore pire en Arabie Saoudite. Chez nous, on peut prendre une bière en public. Là-bas, c’est interdit. Chez nous, on peut bien s’habiller comme on veut. Là-bas, ils ont un code assez strict. Chez nous, on a des règles en ce qui a trait au commerce alimentaire. Là-bas, mettons que comme Nord-Américains, on est pas toujours d’accord avec la viande en plein air et les poules attachées par une patte au trottoir. Est-ce que dans ces régions, on a des accommodements raisonnables? Est-ce que, dans certaines régions, les étrangers qui y résident peuvent vivre ailleurs que dans des quartiers bien à eux? Est-ce que, dans ces régions, quand vous sortez, n’êtes-vous pas obligés de vous soumettre à leur façon de vivre et de voir les choses?

Autant de questions qui nous amènent à penser que lorsque nous accueillons des immigrants, nous leur offrons un nouveau départ, une chance d’avoir une meilleure vie mais devons-nous nécessairement nous plier à leurs us et coutumes dans le domaine public? Quand vous allez au Moyen-Orient ou au Magreb, dans certaines régions, il faut se plier à un code très strict. Pourquoi, chez nous, devrions-nous toujours plier devant des accommodements qui ne nous sont pas offerts ailleurs?

Comme dit le proverbe: « Chez les Romains, on vit comme les Romains! »