Le communautaire a un rôle de premier plan

La Corporation de développement communautaire du Granit a rendu public un portrait socioéconomique de ses organismes membres.

Directrice générale de l’organisme, Mme Monique Phérivong Lenoir, précisait: « Le processus en lui-même a débuté l’an dernier qui marquait notre 25 ième anniversaire. 19 organismes composent la CDC et nous voulions connaître l’impact que nous avons sur la société granitoise. Cette étude a été confiée à Mme Lynda Binhas de l’Observatoire estrien du Développement des Communautés. Vous pouvez d’ailleurs lire le rapport complet de 45 pages sur le site de la CDC. »

Mme Binhas a résumé succinctement cette étude à travers ses principales constatations: « Les principaux secteurs d’activités couverts par les organismes sont la population en général pour 14%, les femmes pour 12%, les familles pour 11%, les enfants pour 11% également et d’autres sont voués aux aînés, aux personnes avec des problèmes de dépendance, des problèmes intellectuels ou physiques. Sur les 20 organismes dont il est question, 37% sont des organismes communautaires, 47% des organismes communautaires autonomes et 16% des entreprises d’économie sociale. Pour amasser nos données, nous avons rencontré les organismes, réalisé 31 questionnaires téléphoniques individuels et organisé un groupe de discussion de 4 jeunes. Ceci nous a permis de valider les divers points soulevés dans l’étude. La contribution, en matière économique, est importante pour la MRC du Granit puisque ces organismes ont dépensé, en 2015-2016, tout près de 280 000$ en achats de biens et de services. Leur financement vient, pour 61%, de contributions gouvernementales et les deux autres principales sources sont le privé et d’autres sources de financement. La force de travail est composée de 185 emplois occupés à 91% à temps plein, seulement 9% à temps partiel. Hors des postes de direction, on trouve 30% des organismes qui ont des employés détenant un diplôme universitaire. Il faut aussi dire que dans le courant de la dernière année financière, 22% des organismes ont embauché une ou plusieurs personnes dans le cadre d’un programme de réinsertion au travail. Cela représente une moyenne de trois employés par organismes. Parmi les éléments intéressants, notons que 47% des organismes envisagent d’élargir leur offre de services, on parle ici d’une offre de répit 24h ou 48h (en aide à domicile pour aînés), d’un service de groupe répit, de la création d’un parc de jeux intérieur et d’une halte-garderie et de la possibilité d’ajustements en matière de transport collectif. Et, il ne faut pas passer sous silence la collaboration de tous ces acteurs du milieu avec 192 heures de concertation par année et par organismes, 120 heures de partenariat par année et par organisme, 61% des organismes bénéficient de l’implication de bénévoles hors du CA et sur les 156 sièges des conseils d’administration 74% sont occupés par des bénévoles. Il y a également, en terminant, une caractéristiques de vos organismes communautaires qui m’a frappée en ce sens qu’il n’y a aucun dédoublement de mission parmi les 20 organismes. Chacun occupe un créneau bien précis. »

Donc, l’étude est disponible dans son entièreté sur le site de la CDC et Mme Phérivong Lenoir terminait: « Il y a une chose très importante qu’il ne faut jamais oublier, la création et le maintien des organismes communautaires passent par une volonté de la population. C’est la population en général qui définit les services communautaires dont elle a besoins. »