La voie de contournement ferroviaire est-elle encore une nécessité?

De plus en plus de gens disent « NON »!

Avec un changement de ministre des Transports à Ottawa, soudainement, il y a eu un rebond d’espoir de la part de ceux qui croient en ce projet. Personnellement, je ne veux pas jouer les empêcheurs de tourner en rond, mais il n’y aura pas de changement avec un nouveau ministre. Point!

Commençons par trouver un avantage à ce projet qui avance encore plus lentement qu’une tortue. J’en vois deux. Le train ne circulera plus dans le centre-ville et les voisins ne se feraient pas réveiller à quatre heures du matin.

Maintenant, parlons un peu des problèmes que causera ce projet inacceptable socialement. La Municipalité de Nantes perdrait des possibilités d’expansion, le train ne seraient toujours pas si éloigné des zones habitées, une cabane à sucre cesserait ses opérations et les propriétaires seraient dans l’obligation d’annuler toute possibilité d’expansion de l’entreprise, des milieux humides de valeur seraient asséchés ou seraient traversés d’une énorme balafre, des terres seraient coupées en deux, on ferait un corridor en dynamitant une colline ( si je ne m’abuse, 50 pieds par 150 pieds ) et c’est sans compter tous les rêves de propriétaires terriens qui prennent le bord. Alors, à la lecture de ces points contre, qu’est-ce que vous pensez?

Si on avait suivi le plan établi il y a plusieurs années, on serait en train de la construire, cette voie. Il ne se passe pas grand-chose pour le moment. On n’a même pas commencé à travailler sérieusement sur les expropriations qui, naturellement, seront contestées. Juste ici, on en a pour plusieurs mois.

N’oubliez pas que la subvention accordée à ce projet est en dollars de 2015 en tenant compte d’un taux d’inflation qui nous amène jusqu’en 2022. Nous sommes au début de 2021 et la première pelletée de terre est encore loin. Je me rappelle qu’en 2014, des propriétaires de la rue Laval avaient demandé à la Ville de retarder son projet de refaire la rue. La réponse a été qu’il fallait procéder, sans quoi on perdait la subvention. Si cet argument est valable pour la rue Laval, l’est-il pour la voie de contournement ferroviaire?

En date d’aujourd’hui, le Canadien Pacifique a procédé à des travaux qui améliorent l’état de la voie ferrée. Ce n’est pas encore aussi élevé, comme niveau, qu’on le voudrait, mais on est sur la bonne voie. Donc, il reste un problème majeur, le triage en haut des côtes. Alors, procédons en toute logique: quel serait le meilleur moyen d’éliminer ce problème aux meilleurs coûts possibles? La réponse saute aux yeux: installer la gare de triage dans le parc industriel.

De cette façon, on élimine complètement la possibilité d’un train fou puisqu’on travaillera en terrain plat. Les voisins vont pouvoir dormir parce que le « bizounage » à 4 heures du matin va se faire dans le parc industriel. Le triage sera près de ses clients. On va sans doute pouvoir créer cette gare de triage à un coût de loin moins élevé. Faudra être patients parce que les études de faisabilité vont gruger du temps. À moins de les faire dans des délais relativement courts.

Pour ceux qui s’inquiète de la circulation au centre-ville, soyez rassurés. Dans ce scénario, le train ne fait que passer. Dans le temps, on faisait du triage ( bizarrement sur l’heure du diner ) et le train était immobilisé un certain temps. Le triage, se faisant dans le parc industriel, ce problème n’existe plus.