« La justice, c’est la vérité et la vérité passe par les faits! »

Ce n’est pas un démocrate qui le dit mais un ancien gouverneur républicain.

Quand je l’ai entendu hier soir à CNN, les deux bras m’en sont tombés. Il a bien précisé qu’il est un républicain et que jamais, au grand jamais, il deviendrait démocrate. Mais, selon lui, la procédure qui est levée contre Donald Trump, si elle devait aboutir à le blanchir, serait un désastre pour la démocratie américaine. Il disait: « Imaginez un second mandat de Donald Trump ou un futur président qui se servirait de ce jugement pour dire que le président jouit d’une totale immunité et qu’il a le droit de faire ce qu’il veut. C’est tout à fait à l’encontre de l’esprit de la Constitution où il est écrit, noir sur blanc, que le Président est au service du Peuple et non le contraire. »

Abus de pouvoir et obstruction au Congrès sont les deux charges qui sont retenues et elles sont faciles à prouver. Le problème, c’est la recherche de la vérité. Cette recherche, dans tous les tribunaux du monde libre, s’appuie sur des faits. Pour un jury, un doute raisonnable par rapport aux faits est suffisant pour innocenter un individu.

Le problème que nous avons, selon cet ancien gouverneur, est que nous ne voulons entendre que ce qui fait notre affaire. Avec la multiplication des médias, il y a aujourd’hui une cristallisation qui fait que Bon Peuple peut choisir ce qu’il veut entendre et laisser de côté tout ce qui n’entre pas dans sa zone de confort. Ainsi, vous ne pouvez faire une recherche de faits, faire le tour de la question. Vous n’aurez que les éléments qui font votre affaire et de là, votre jugement sera erroné. Il n’y a pas de recherche de la vérité.

Hier, Donald « le gros con » Trump était à Hershey en Pennsylvanie. Un rapport de l’inspecteur général du Département de la Justice venait juste de démontrer que contrairement à ce qu’il prétend, le FBI avait le droit et le devoir de faire enquête sur l’intrusion de la Russie dans les élections de 2016. William Barr, le procureur général, l’équivalent de notre ministre de la Justice, a balayé ce rapport du revers de la main. La preuve par dix que des gens ne veulent savoir que ce qui fait leur affaire. Trump, lui, a traité le FBI de « scum » et répété qu’on l’avait espionné. Ce qui est tout à fait faux. Vous auriez dû voir la bande d’imbéciles heureux au sourire niais qui étaient derrière lui et buvaient ses paroles.

Tout cela pour vous dire que tous les observateurs politiques de la planète sérieux souhaitent que les sénateurs américains ne se laisseront pas aveugler par la partisanerie et qu’il ne protègeront pas celui qui a confié la surveillance d’une frontière de l’OTAN à la Russie, celui qui a laissé tomber des alliés fidèles comme les Kurdes, celui qui marche sur des œufs chaque fois qu’on parle de l’Arabie Saoudite ou celui qui croit que Vladimir Putin et Kim-Jong-Un sont de bons amis que lui, « le plus grand génie à avoir été Président », peut contrôler.

À vous maintenant de rechercher la vérité en toute justice.