La confiance s’effrite beaucoup…

Les récentes audiences du BAPE peuvent laisser songeur sur la crédibilité de certains acteurs.

Commençons par l’initiateur, comprendre la Ville de Lac-Mégantic. Les hésitations dans les réponses de la Ville et des deux entreprises qu’elle engagées étaient légion. Mme Julie Morin qui affirme que le fédéral et le provincial devraient sans doute révéler ce qu’ils ont dit à la Ville pour qu’elle se concentre strictement sur le tracé actuel qui ne fait aucun sens. Ajoutons-y le scepticisme du président de la Commission face au sérieux des études d’impact, tout cela n’a rien pour nous rassurer.

Entendre l’avocate de CMQR nous dire que les manifestes sont des documents confidentiels a de quoi inquiéter n’importe qui. Elle a dit à peu près n’importe quoi puisque plusieurs citernes affichent clairement leur contenu et que si on ne falsifie pas les manifestes, les panonceaux du SIMDUT nous en révèlent le contenu.

Il y a le ministre Garneau qui nous affirme que la population de Lac-Mégantic est prête à passer à autre chose. Mais qui est la personne qui l’informe? NON, nous ne sommes pas prêts à passer à autre chose dans ce dossier. La rengaine du « Regardez vers l’avenir! », on en a soupé.

Mais, la palme de la connerie revient à un fonctionnaire fédéral qui déclarait qu’il était dangereux de bâtir une gare de triage dans un parc industriel de peur de percer des conduites quelconques. Cher ami, sans doute « universitaire normé » mais ayant un minimum d’imagination, ces conduites apparaissent clairement sur des plans détaillés de ce qui y circule: eau, eaux usées, fils de téléphone et internet ou gaz naturel, selon le cas. Ce monsieur doit sans doute ignorer que le nombre de chantiers où on a un incident en perçant une conduite sont dans une proportion infinitésimale par rapport au nombre total de chantiers en action n’importe où au pays.

Plus le temps avance, plus nous avons l’impression qu’on nous ment en pleine face depuis des mois en nous laissant croire que le tracé choisi l’a été après avoir étudié d’autres options. Ce qui apparaît clairement, c’est que ce dossier est maintenant politique et des gens préfèrent sauver la face plutôt que de faire ce qu’ils étaient censés faire: protéger une population d’une répétition des évènements de 2013.