Faire payer les non-vaccinés?

Quelques obstacles à surmonter!

Cette annonce de François Legault hier a fait sursauter bien du monde. Est-ce que c’est une bonne idée? De prime abord, on pourrait croire que oui. Un non-vacciné aux soins intensifs, cela représente plusieurs milliers de dollars en frais divers. Si nous vivions aux USA, cette facture serait refilée en totalité au patient. S’il est assuré, tant mieux, sinon, c’est presque la faillite assurée. Vous avez sans doute en mémoire ces histoires de Snowbirds qui ont dû faire un séjour dans un hôpital de Floride et la facture qui a suivi. Donc, réclamer la totalité des frais serait probablement mettre sur la paille les patients en question.

Autre obstacle, la loi canadienne sur la santé qui interdit cette façon de faire. D’ailleurs, plusieurs provinces ont déjà annoncé qu’elles n’entendaient pas prendre cette route. Ce ne serait pas la première fois que le Québec ferait cavalier seul mais, imaginez le nombre de poursuites qui seraient intentées et les sommes que cela engloutirait.

Ce matin, on parle de l’option rapport d’impôt. Quand vous le feriez, on vous demanderait si vous êtes vaccinés ( pas le peine de mentir, ils peuvent vérifier facilement ) et si vous répondez non, vous vous verriez imposer un montant quelconque qui, selon le gouvernement, serait assez dissuasif. Le problème avec cette mesure est le fait qu’elle est très compliquée à appliquer.

Dans plusieurs pays du monde, les non-vaccinés s’exposent à des amendes qui vont de 100 à 1500 euros s’ils ne sont pas vaccinés. C’est une avenue pour laquelle le gouvernement a toute la latitude nécessaire. Reste à appliquer le tout. C’est certain qu’il faudrait que les fonctionnaires se réunissent pour en parler et explorer les différentes façons d’appliquer de telles amendes et surtout, par qui.

Alors, comme vous pouvez le constater, il y a loin de la coupe aux lèvres. Ce pourrait être une bonne idée, mais toute la complexité demeure dans son application.

Et je terminerai avec un propos qu’on a entendu de mouvements communautaires qui, naturellement, refusent cette avenue et rappellent au gouvernement que le bordel de la santé n’est pas dû aux gens du terrain mais à cette bureaucratie traitée de « soviétique ».