Que faire de l’intimidation?

Les propos d’un père donnent sérieusement à réfléchir.

C’était aux nouvelles ce matin. Une courte entrevue avec le père du jeune garçon qui s’est jeté sous les roues d’un train la semaine dernière. Il expliquait qu’il avait contacté la direction de l’école et que pour toute réponse, on lui promettait de vérifier la chose. Ce jeune garçon, d’après ce que disait son père, subissait l’intimidation d’un même groupe depuis le primaire et le tout s’est transporté au secondaire. Pendant tout ce temps, le père a demandé aux directions d’école d’agir.  On a analysé et rien fait de plus!

Quand j’entends un ministre dire qu’il faudra mettre à exécution un plan d’action, sachez que tout ce qui vient du ministère n’est pas nécessairement mis en branle sur le terrain. Quel sorte de plan d’action concocteront les universitaires normés du ministère? Mystère et boules de gomme!

Sur le terrain, que peut-on faire? Il est urgent que les directions d’école agissent de manière concrète contre ce phénomène qui prend de l’ampleur. Pas au point de faire comme Daclan dans « Les liens du sang » en mettant le canon d’une arme dans la bouche d’un intimidateur mais on peut procéder à des suspensions et même aller jusqu’à demander une enquête policière, comme c’est le cas présentement à Longueuil.

Le temps n’est plus aux belles paroles, aux avis frileux du bout des lèvres ou à se cacher derrière des règles de société. Le temps est venu d’agir et de faire comprendre à ces jeunes que l’intimidation, ça peut se jouer à deux. À bon entendeur, salut!