Du 2 au 8 mai…

Ce sera la 65ième  Semaine nationale de la santé mentale et dans la région, le thème sera: « 7 astuces pour être bien dans sa tête… tout son être ».

Appuyé de Sylvie Fortin, paire aidante et Cynthia Landry, stagiaires, plusieurs membres de l’Ensoleillée de Lac-Mégantic ont travaillé à préparer cette semaine. Pour un, Bobby expliquait le cheminement par rapport à la thématique nationale: « En lisant ce thème, on a été plusieurs à accrocher sur « être bien dans sa tête ». On a ressenti un certain malaise en voyant qu’encore une fois, on réduisant l’état d’être à la tête, au mental. On en a parlé ouvertement pour arriver à la conclusion que ce qu’on appelle « santé mentale » ne touche pas uniquement la tête mais bien tout l’être, toutes nos expériences de vie. Alors, on a pris l’initiative de changer pour « bien dans tout son être », un simple changement qui fait toute la différence pour nous. » Et Dominique parlait, elle, de la fin du texte du communiqué national: « Le slogan final était « Pour une bonne santé mentale ». Encore là, on était mal à l’aise et on s’est dit que tant qu’à changer le début, pourquoi pas la fin? Alors, on a changé « santé mentale » pour « santé globale » parce que la souffrance d’être ne se limite pas au mental mais à notre corps. »

Chacune des astuces se résume à un mot. Tout d’abord, pour Maryse, ACCEPTER c’est « d’être qui je suis, tout en continuant à travailler sur moi en m’améliorant de jour en jour. » AGIR, pour Cynthia, c’est « prendre les devants pour ne pas me laisser arrêter par mes peurs. » RESSENTIR pour Sylvie, c’est « accueillir les mouvements de la vie afin de vivre pleinement. » Pour Diane, CHOISIR c’est « décider des moyens à prendre pour atteindre mes buts, comme apprivoiser mes émotions » alors que pour Sylvain, c’est « décider du style de vie que je veux, comme le choix de mes buts, le choix de mon travail et revenir dans mon être pour connaître qui je suis. » DÉCOUVRIR est pour Stéphanie « lire des livres pour mieux comprendre et en apprendre davantage sur la santé mentale afin de me connaître pour en arriver à un mieux-être », pour Véronique, c’est « découvrir qu’il y a une vie meilleure qui m’attendait; découvrir que je vaux la peine d’être aimée et acceptée pour ce que je suis et que je mérite d’être heureuse et de prendre de soin de moi » et finalement, pour Lydia « d’explorer qui je suis, ce qui me passionne et ce qui me motive pour mieux avancer. Claude-Alexandre veut CRÉER DES LIENS « c’est important pour moi de continuer de participer à des activités pour rencontrer de nouvelles personnes » et finalement, SE RESSOURCER pour Denise, c’est « aller dans la nature pour reconnaître ma propre nature et prendre place dans qui je suis » alors que pour Bobby, c’est « trouver une sens à ma vie afin de mieux savoir qui je suis. » En gros, ces onze participants ont tenu à ajouter qu’ils sont fiers de ne plus avoir peur de parler de leurs expériences de souffrance et d’oser dire qui ils sont et comment ils souhaitent être compris.

Leur communiqué se termine par une référence à la tragédie du 6 juillet dans le sens où ils disent qu’on a pas besoin d’être fou pour parler de santé globale de l’être et ils ont ajouté cette réflexion en pensant que la vie est perpétuellement en mouvement et cette catastrophe a démontré que la vie était fragile et qu’on a pas nécessairement à avoir des problèmes chimiques ou neurologiques pour vivre des moments difficiles.