Donald Trump a encore menti…

Il s’adressait hier à la nation… pas fort!

Premier constat, il lisait un télésoufffleur, une chose qu’il déteste sublimement. Cela l’a empêché de sortir de son texte et dire encore plus de conneries. Oui, il a menti. Par exemple, il a déclaré que la drogue, qui tue des milliers d’Américains chaque année, transitait majoritairement par la frontière avec le Mexique et qu’un mur était la solution pour mettre fin au trafic. Bon, va pour le trafic, il a raison, mais pour le mur, il est dans les patates puisque la drogue transite par des points frontaliers bien connus quand ce n’est pas par des tunnels. Donc, un mur est tout à fait inutile.

Un autre mensonge alors qu’il accuse les Démocrates de vouloir un mur en acier au lieu du béton. Il n’a pas l’air de s’apercevoir que depuis des semaines, les Démocrates disent qu’ils ne veulent rien savoir d’un mur, de quelque matériau qu’íl soit.

Trump a fait un discours de peur qui s’adressait uniquement à sa base. Le problème, c’est qu’elle commence à s’effriter. Ses hausses tarifaires aux frontières font mal aux agriculteurs et dans plusieurs secteurs de l’économie. On commence à en subir les effets, surtout à cause des hausses qui visent la Chine. Le quart des fonctionnaires fédéraux travaillent gratuitement ou restent chez eux. Il ne s’est pas encore aperçu que plusieurs de ces fonctionnaires travaillent pour le Revenu et la Sécurité intérieure ( frontières, garde-côtes, contrôleurs aériens, personnel d’aéroport ). Selon certains observateurs, il ne lâchera pas le morceau tant qu’il n’aura pas eu ce qu’il veut ou que qu’on ce lui donnera lui fera penser qu’il est victorieux.

Heureusement, dans les rangs Républicains, on commence à en avoir assez de ce président qui se prend pour un dictateur et qui a le front de dire que les gens qu’il a mis au rancart sans salaire l’appuient à 100%. Sa présidence ne dépassera pas le présent mandat, vous pouvez en être sûrs.

Et nous, au Canada, serons en élection l’automne prochain. Justin Trudeau perd des appuis que le chef conservateur, Andrew Sheer, a de la misère à aller chercher. Et, c’est sans compter un NPD en chute libre, un Bloc Québécois qui veut renaître de ses cendres et un Parti Vert qui va chercher de plus en  plus d’appuis dans l’Ouest et les Maritimes. Ce sera intéressant à suivre de près…