Le Credo de Ronald Martel…

Après le petit cours de politique 101 de Julie Morin.

Le deuxième candidat déclaré à la mairie de Lac-Mégantic a fait parvenir, dernièrement, son credo visant à préciser les raisons de sa décision de faire face aux urnes.

Transparence, collégialité, resserrement des finances, besoin de ramener l’optimisme à Lac-Mégantic et travail en concertation avec les municipalités avoisinantes sont les sujets abordés de même que son CV au fil des ans.

Je vais cependant retenir ici les intentions qui ont été présentées lors de la conférence de presse annonçant la candidature de M Martel. En politique, il y a trois sortes de promesse: celles qu’on peut réaliser, celles qui seront, espère le candidat, oubliées dans les 18 mois et celles sur lesquelles on a peu ou pas de contrôle mais qui font une certaine unanimité. Vous me voyez venir…

Affirmer qu’on fera tous les efforts possibles pour accélérer le dossier de la voie de contournement est certes, une noble intention. Vous devez vous rappeler mon blogue du 21 août dans lequel je parlais de la décision de Mme Morin d’éviter ce sujet durant la campagne électorale. Elle sait très bien que même si Lac-Mégantic est maître-d’oeuvre de ce dossier, elle n’aura aucun contrôle sur l’issue de l’étude et surtout le financement. Alors, il faut faire très attention à ce qu’on peut espérer faire dans ce dossier bien particulier.

La grande majorité de la population n’a aucune idée de ce qui se passe avec l’étude d’AECOM. On devrait avoir sous peu une mise à jour et ce qu’on peut dire, c’est que c’est long « en titi », trop long même. Qu’un maire de Lac-Mégantic décide de pousser pour que les choses aillent plus vite, c’est bien, mais de là à pouvoir concrétiser ce vœu, il y a une grosse marche.

Croyez-vous sincèrement que tous les efforts possibles n’ont pas été faits pour accélérer ce processus? Plusieurs se sont cassé les dents en arrivant au provincial ou au fédéral. Le premier ministre canadien nous signe une pétition alors qu’il était dans l’Opposition et au pouvoir, c’est le silence radio. Il nous envoie son ministre des Transports pour nous rassurer avec des paroles mielleuses mais pour le reste… Et à Québec, c’est aussi un dossier qu’on ne touche pas avec une pôle de 100 pieds en public.

Donc, quand vous analyserez les intentions des candidats, je vous enjoins d’oublier tout ce qui concerne la voie de contournement. Je ne suis absolument pas convaincu qu’un futur conseil municipal  méganticois, quel qu’il soit, aura le moindre contrôle de la situation du moins à part donner son avis. Pour le reste, les gouvernements concernés vont se chicaner pour un bon bout de temps pour savoir qui va payer cette foutue voie de contournement et c’est sans compter qu’on peut bien être gentils avec Nantes et Frontenac, mais n’empêche qu’on jette le problème dans leur cour.

J’y pense, on n’a pas le droit d’envoyer nos eaux de ruissellement chez le voisin…