Ceux qui arrivent, sont-ils vraiment des migrants?

Les Haïtiens qui traversent la frontière à Lacolle risquent d’avoir un très mauvaise surprise.

Je vais passer outre aux propos des Trudeau, Couillard et Coderre qui font tout pour que nous nous sentions coupables d’avoir l’impression d’être envahis par des gens qui profitent de fonds publics. Les politiciens étant ce qu’ils sont, on verra aux prochaines élections.

Je retiens les propos d’un représentant de la ville de New-York qui est passé par Lacolle récemment pour dire que bien des gens avaient mal compris ce que le Canada pourrait faire pour eux. Et, si nous suivons les préceptes des lois canadiennes, ces gens sont ici illégalement et ne répondent pas à 99%, semble-t-il, aux critères de réfugiés.

Ces gens étaient aux États-Unis à l’invitation de Barak Obama suite au terrible tremblement de terre du début de la décennie. Leurs visas étaient renouvelés d’année en année et notre ami Trump a  décidé que le dernier renouvellement serait de six mois et après, vous irez où vous voulez à la condition de ne plus vivre aux USA.

Devant cette menace et surtout parce que ces gens ne veulent absolument pas retourner en Haïti, ils ont décidé de passer la frontière canadienne. Ils sont loin d’être démunis parce que plusieurs arrivent en avion à Burlington et certains se rendent même à la frontière en taxi. Lorsque les premiers sont arrivés, bon, on a eu de la compassion et on va essayer de vous accommoder. Mais le mot s’est passé vite qu’on pouvait entrer facilement illégalement, en toute impunité, au Canada. Et c’est ici que les choses se gâtent.

Présentement, ce sont des fonds publics qui permettent de loger et nourrir ces gens. Quand ils passeront devant les commissaires à l’immigration, ils devront prouver que leur vie est en danger s’ils retournent en Haïti. Puisqu’il n’est pas question de retourner aux États-Unis, devrons-nous leur payer des billets pour l’Europe? La procédure peut prendre entre 12 mois et 24 mois pour chaque cas et si ces gens décident d’aller en appel, ce qui est leur droit, ils en auront encore pour un autre 24 mois au moins.

Sommes-nous capables d’absorber ce flot de gens? Ils vivront pendant combien de temps sur des fonds publics? Peut-on envoyer la facture à Donald Trump parce qu’il est à l’origine de cette migration?

Oui, nous sommes des gens accueillants et sensibles au désespoir du monde mais ici, ne devrait-on pas tracer une ligne? Les consulats canadiens aux États-Unis viennent de commencer à aviser les ressortissants haïtiens qui ce rêve canadien n’est peut-être pas ce qu’il semble. Mais, dans les faits, pour ceux qui sont déjà ici, s’ils épuisent tous les recours, ils seront chez nous pour quelque chose comme 4 ans.