C’est une très bonne nouvelle…

Les chiens d’assistance sont maintenant acceptés dans les installations du CIUSS-Estrie dont le Centre hospitalier Lac-Mégantic.

On utilise le mot chiens d’assistance mais on peut aussi utiliser chien-guide. Je vous en parle en connaissance de cause ayant passé cinq ans au conseil d’administration de la Fondation des Lions du Canada/Chien-Guide, dont une comme président, aux installations de l’école à Oakville en banlieue de Toronto.

On n’a cependant pas, dans le communiqué, précisé exactement ce qu’on entend par chien d’assistance. Ces chiens-guides portent, en général, un harnais et sont identifiés clairement comme provenant d’une école reconnue de chiens-guides. D’ailleurs, dans le harnais, il y a souvent une carte avec ces informations. Attention, on ne parle pas ici de chiens de compagnie ou de chiens que des personnes utilisent dans un but de zoothérapie. Ce sont des chiens-guides qui aident des gens souffrant de déficiences physiques ou médicales.

Ces chiens-guides ou d’assistance sont remis à des personnes qui entrent dans l’un de ces programmes soit, le diabète avec hypoglycémie soudaine, l’épilepsie, la surdité, la mobilité réduite, l’autisme et, naturellement, les personnes aveugles ou malvoyantes. Seules ces personnes peuvent entrer à l’hôpital avec leur chien qui n’a cependant pas accès partout.

Par exemple, une amie qui a un chien d’assistance à la surdité a eu un malaise assez sérieux. Elle est entrée aux soins intensifs et son chien-guide a été placé dans une aire d’attente. Lorsqu’elle est entrée dans une chambre régulière, on lui a amené son chien et un bénévole s’est informé à propos des heures auxquelles le chien avait l’habitude de manger ou faire ses besoins. Parce qu’il faut savoir que ces chiens-guides sont dressés de cette façon.

C’est une avancée importante pour les personnes qui ont des chiens-guides. Déjà, chez Urgences Santé, on prévoit des mousquetons dans les ambulances pour le transport des chiens-guides avec leurs maîtres. Il est extrêmement difficile pour ces chiens-guides d’être séparés de leur maître et vice-versa. On ne peut que saluer bien bas cette initiative.

En passant, vous vous rappelez peut-être l’histoire de Robert Delarosbil de Québec à qui on voulait interdire l’accès à son chien-guide d’assistance à la surdité dans son condo. Il a finalement eu gain de cause et chez nous, aux Condos du Phare, c’est prévu que les chiens-guides sont acceptés mais pas les animaux de compagnie. C’est l’un des rares endroits au Québec à avoir agi ainsi suite à l’histoire de mon ami Robert. Un geste que je ne peux que souhaiter voir imiter ailleurs.