Candidat du Bloc

M Éric Labonté est le candidat du Bloc Québécois dans Mégantic-L’Érable en vue des élections du 20 septembre prochain.

Natif de Disraëli et résident de Coleraine, il a expliqué les raisons qui l’ont amené à se présenter pour le Bloc: « Je suis un souverainiste depuis que je suis en âge de voter. J’ai aussi fondé le comité du Bloc dans le comté, il y a 25 ans. Le Bloc est, à mon avis, important et utile à Ottawa. Au cours des 18 derniers mois, avec Yves-François Blanchet, nous avons eu un chef présent et toujours prêt à aller de l’avant. En attendant que nous ayons notre pays, nous devons nous affirmer et avoir les bons outils pour s’émanciper. Le Bloc Québécois sera un levier pour ouvrir le passage vers la souveraineté. »

Pour lui, le respect des Québécois prend une grande place: « Le respect, c’est un chemin à deux voies et c’est possible d’être respectueux tout en se tenant debout. Par exemple, pour mon entreprise, j’ai une organisation qui m’envoyait ses avis de cotisation en français. Lorsqu’il y a eu un changement de propriétaires, j’ai commencé à recevoir mes factures en anglais. Pendant deux ans, je ne les ai pas payés et j’ai appris que mon entêtement avait fait son chemin jusqu’en haut lieu et j’ai finalement reçu ma facture en français. Par contre, j’ai des clients dans l’Ouest et dans les Maritimes et je leur fais leur facture en anglais. On peut se faire respecter tout en étant bien campé sur nos positions. »

Ce n’est pas la première fois que M Labonté se frotte à Luc Berthold, candidat conservateur: « J’ai été l’un des fondateurs de l’une des premières coopératives de solidarité au Québec, celle du Club de ski du Mont Adstock. À l’époque, Luc Berthold était maire de Thetford-Mines et son poids était de 50% des voix à la MRC, presqu’un droit de veto automatique. Lorsque les mines ont fermé et que le gouvernement a prévu un fonds spécial pour relancer l’économie de la région, nous avons cru que le Mont Adstock serait un produit d’appel touristique majeur pour ce secteur. Mais non! Malgré nos représentations, on a finalement mis l’argent à créer un parc autour d’un chevalement ( NDLR crusher ) qui, au final, n’attire pas grand monde d’un peu partout au Québec. Récemment, on a annoncé un projet majeur consistant dans la mise à niveau de fond en comble du chalet principal, de la construction d’une route d’accès et un projet immobilier dans le secteur du Mont Adstock. C’est très certainement une bonne nouvelle, mais un peu tard quand même. »

Quelles sont les priorités sur lesquelles travaillera M Labonté pour la région du Granit? Sa réponse: « Premièrement, l’internet haute vitesse disponible partout. C’est urgent. On fait bien des annonces, mais entre les annonces et la réalisation, certains sont en pleine consultation. Consulter pourquoi? Je suis un gars d’action et ce dossier, il faut qu’il soit sur le dessus de la pile pour le concrétiser et çà, c’est le travail du député. Aussi, je m’engage à ce qu’on rencontre les intervenants du milieu forestier à commencer par les syndicats de producteurs et les transformateurs. Vous n’avez pas idée de ce qui se perd. Il y a énormément de choses exploitables dans nos forêts, que ce soient les petits fruits, les champignons ou la faune. Il nous faut mettre en valeur tous ces produits de la forêt. »

Quant à la voie de contournement ferroviaire, M Labonté a son idée: « C’est un dossier que je ne trouve pas très bien ficelé. Je trouve étonnant le niveau d’insensibilité avec lequel ce projet est mené. Ma crainte est que nous voyions passer des convois monstrueux de 2 kilomètres de long. Est-ce qu’on est prêt à cela? Il faut encore retourner sur le terrain et écouter les gens qui seront les premiers à ressentir les retombées de ce projet. »

Somme toute, M Labonté voit son rôle de façon positive: « Je le redis, je suis un homme de résultats et pour cela, il faut faire preuve de créativité et le tout, dans une optique éthique. »