Bon, deux choses ce matin…

Le BAPE pour juin? On rallonge le délai pour l’hôtel?

Commençons par le BAPE. Si vous en avez souvenir, le BAPE devait être en audience en janvier à Lac-Mégantic pour le projet de voie de contournement ferroviaire. On arrive à la fin janvier et… rien! La question a été posée hier au conseil municipal et la maire, Mme Morin, a été relativement évasive en répondant à un citoyen qu’il manquait des informations, que les audiences du BAPE auraient lieu quelque part en fin mai ou juin et que le projet suivait son cours. « Le projet suivait son cours! » Bon, si vous lisez bien entre les lignes, j’ai comme une impression qu’on se prépare un autre show de boucane comme celui qui nous avait été offert, il y a plusieurs mois. Si les travaux se poursuivent, comme si de rien n’était, est-ce qu’on peut sincèrement se poser à question à savoir si nous ne serons pas mis devant des faits accomplis et que, quelles que soit les recommandations du BAPE, on va s’en foutre comme dans l’an 40 en disant qu’on est trop avancé? Je suis inquiet.

Je suis aussi inquiet devant l’échéance du 16 janvier. Vous devez vous rappeler qu’un promoteur ontarien avait eu un certain intérêt pour ériger un hôtel au centre-ville et qu’il avait déposé une promesse d’achat valide jusqu’au 16 janvier dernier, le temps qu’il fasse ses devoirs. Quand la question a été posée hier soir, le citoyen s’est fait répondre qu’on avait donné une extension de 60 jours au promoteur, supposément parce qu’à cause de vacances de Noël, son dossier n’était pas complet. Bon, deux choses… Un congé d’une semaine n’impliquera pas un allongement de délai de 60 jours, tout au plus deux semaines. Et, c’est une opinion personnelle, il me semble que pour ces compagnies, le temps, c’est de l’argent, ils ne niaisent pas. Si le 16 janvier était l’échéance, pour eux, le 16 janvier est l’échéance. Ce que cela me dit est que le promoteur s’est désisté et éventuellement, il serait peut-être intéressé à un projet à 40 chambres, pas 60. Ces gens-là font des affaires et, en affaires, je le répète, le temps c’est de l’argent. Il a reçu les conclusions d’une étude, l’a lue d’un couvert à l’autre et d’après moi, a conclu que ce que la Ville demande, ce n’est pas réalisable pour le moment. Est-ce que ce délai de 60 jours permettrait à la Ville de faire des pirouettes pour dérouler un pont d’or pour ce promoteur? Si, le seul argument que vous ayez face à cette hypothèse sera de dire qu’on ne connaît pas tous les éléments pour aboutir à cette conclusion, alors, venez m’expliquer clairement et sans détours.

L’hôtel, c’est une saga et ce promoteur est le troisième sur le cas. Oui, on a besoin d’un hôtel au centre-ville, mais pas à n’importe quel prix et surtout, il ne faudrait pas donner au dernier en lice des avantages qu’on aurait pas donné à d’autres.