Je vous avais dit qu’on perdait notre temps!

« Les caméras installées sur les parois extérieures des véhicules (NDLR autobus scolaires) colligeront de l’information sur les comportements inadéquats des conducteurs. Les données seront ensuite partagées avec le ministère des Transports, qui cherchera des solutions pour améliorer la sécurité des usagers vulnérables que sont les jeunes écoliers. »

Colligeront de l’information. Ces caméras ne devraient pas servir à colliger de l’information mais plutôt à prendre une photo de la plaque et envoyer une bonne amende salée aux contrevenants. C’est quoi l’idée de ramasser de l’information pour que la sécurité des enfants soit améliorée. Si vous ne faites que leur donner une petite tape sur les doigts, je m’excuse, mais vous ne les dompterez jamais.

Effectivement, au Québec, il appert que les amendes distribuées à partir de photos-radar se contestent facilement en Cour. La raison? Il paraîtrait qu’on appuie sa défense sur le fait que le constat doit absolument être rempli par un policier en devoir. OK, mettons qu’on doit se plier à cette exigence. Quand il en va de la sécurité d’enfants qui descendent d’un autobus scolaire et qui doivent traverser une route, est-ce qu’on pourrait arrêter de jouer les vierges offensées et sévir contre ces conducteurs imprudents et immatures?

Cette étude devrait durer un mois et probablement que les fonctionnaires vont se réunir pendant un an avant de faire comme d’habitude et accoucher d’une souris. J’y pense, si vous ne pouvez pas émettre des amendes à partir de photos, vous pourriez peut-être les publier qu’on voit l’immatriculation. Probablement que certains se reconnaîtraient ou seraient reconnus…