À l’heure du « JE »…

Le « NOUS » subit tous les effets des gestes de ces gens irresponsables!

Si vous avez eu l’occasion de jeter un œil sur les commentaires des antimasques, complotistes et autres bébittes du genre, vous constatez aisément que le JE est très présent. Il ne faut surtout pas toucher à leurs droits et libertés individuels. Oui, INDIVIDUELS! JE ne porterai pas de masque! J’ai le droit de désobéir puisque les gouvernements veulent M’enlever ma LIBARTÉ! J’ai le droit de faire ce que JE veux, le gouvernement n’a rien à M’imposer. Ces phrases, vous les lisez ad nauseam. Rappelez-vous, et je l’ai déjà écrit, que nous avons élevé quelques générations de JE. Il ne fallait pas que les pauvre petits poux vivent l’échec, il ne fallait surtout pas qu’ils subissent les conséquences de leurs actes. Avec le temps, ils se sont déresponsabilisés devant le collectif et vous n’avez qu’à les lire pour constater que seulement le JE l’emporte. Des fois, leur JE se réveille quand on leur pile sur le gros orteil. Tout à coup, ils s’aperçoivent qu’ils ne sont pas tout seuls. Une dame de Drummondville, convaincue des complots et autres conneries, est décédée de la COVID en invitant ses proches à se faire vacciner. Elle a subi les conséquences de ses actes. C’est malheureux, mais c’est comme cela. Les JE refusent le passeport vaccination. Les JE refusent de se faire sortir d’un restaurant parce qu’il ne sont pas de la même région. Les JE manifestent et ramènent le virus dans leur communauté. Les JE vous diront que ce n’est pas de leur faute, ce n’est jamais de leur faute, toujours celle des autres. Les JE sont une minorité mais comme des bébés de trois ans, ils crient tellement fort qu’on a l’impression qu’ils sont très nombreux. Ils étaient plusieurs milliers à Montréal le premier mai et résultat, le virus s’est allègrement promené parmi les JE et voyagé dans diverses régions. Mais, les JE vous diront que ce n’est pas vrai. C’est une campagne de désinformation du gouvernement ou même un mensonge planétaire. Pourquoi? Parce que cette pandémie vient déranger leur personne. Les JE n’aime pas s’adapter aux autres, il faut s’adapter à eux. Alors, en temps de pandémie, les JE vous disent que vous avez tort et vous n’avez pas à les obliger à se plier aux règles sanitaires. Les JE ne prennent pas la responsabilité de leurs actes, ils sont trop ignares pour analyser les conséquences de leurs idioties.

Et puis, les NOUS dans tout cela! Les NOUS ont une pensée collective. Les NOUS savent que la désinformation ne vient pas des élus mais des piochons qui ne pensent qu’à leur petit JE. Les NOUS respectent les règles sanitaires parce qu’ils ont bien hâte de se sortir de ce bourbier. Autant que les JE, soulignons-le! Mais les NOUS eux travaillent ensemble dans le but d’améliorer leur sort.

Et que font les JE. Ils font tout pour que les efforts des NOUS tombent à plat. Ils n’ont aucune conscience des conséquences de leurs actes. Les JE sont incapables d’avoir de l’empathie pour une entreprises qui se bat comme un diable dans l’eau bénite pour survivre. Les JE n’ont aucune empathie pour les restaurateurs qui jouent au yoyo à cause des JE qui ont l’air de trouver très drôle de les voir ouvrir, puis fermer, puis rouvrir, puis fermer, puis rouvrir. Les JE vous diront que ce n’est de la faute de personne parce que les élus nous mentent. Les JE croient à des théories du complot qui n’ont pas de sens. Les JE, je le répète, par leurs actions, mettent à plat les efforts que font les NOUS.

Alors, en conclusion. Il y a beaucoup plus de NOUS que de JE. Alors, les NOUS, levez-vous. Faites-leur comprendre ( c’est tout un contrat) que les conséquences de leurs actes, c’est vous, les NOUS, qui les subissez.

Comme tout le monde, j’ai hâte à un retour à la normale. À partir d’aujourd’hui, je ne me gêne plus pour rabrouer les JE. Au dépanneur, le JE ne respecte pas une distanciation pourtant claire. Dites-le lui! Le JE refuse au nom de sa LIBARTÉ, montrez-lui poliment la porte. À force d’être tout seuls dans leur coin, les JE vont peut-être finir par comprendre les conséquences de leurs actes, à moins que la COVID fasse des ravages dans leurs rangs.