9 octobre, une date importante…

Le BAPE dépose son rapport au ministre de l’Environnement aujourd’hui.

À partir de là, le ministre aura 15 jours pour le rendre public et je ne l’attends pas avant le 22 ou le 24 octobre, histoire de laisser passer les élections fédérales. Parce que, si on le rend public avant, ou il fera de l’ombre aux élections ou ce sera le contraire. Il faut, lorsque nous l’aurons en main, qu’il prenne toute la place.

À quoi peut-on s’attendre? Le président, M Zayed l’a répété à quelques reprises. Il pourrait donner le feu vert au projet, y apporter de modifications ou tout simplement dire au ministre d’oublier tout cela. La dernière alternative impliquerait que 40% du financement serait perdu et j’imagine que le fédéral ne voudra pas payer cette hérésie à 100%.

Nous sommes plusieurs à espérer que le BAPE aura entendu une grande majorité de la population exprimer son désaccord face à ce projet qui ne reçoit aucune acceptabilité sociale. Au niveau économique, on  parle de 133 millions pour un projet qui détruirait des milieux humides ( qu’on paierait 8 millions mais on ne sait pas comment ), mettrait au ban des projets touristiques, détruirait des forêts à valeur ajoutée sans compter les dangers pour la nappe phréatique. Alors, sachant que le BAPE bâti des arguments solides, j’ai bien hâte de voir et le rapport et la réaction du ministre. Au fédéral, on va sûrement y aller de jeux de coulisses pour que l’option du rejet ne soit pas retenue.

On nous a annoncé qu’une étude avait été produite quant à la faisabilité d’une gare de triage dans le parc industriel. J’ai été un peu estomaqué de voir qu’on avait fait un inventaire des potentiels utilisateurs de cette nouvelle installation. Je me demande sérieusement ce que cela vient faire dans le portrait. Cette gare de triage vient éliminer le triage dans les côtes et sécurise une population. Qu’on trie dans les côtes ou dans le parc industriel, la grosse différence est que la compagnie de chemin de fer gagne du temps et que nous sommes maintenant à l’abri d’un train fou. Cet inventaire, je le souhaite ardemment, ne doit pas entrer en ligne de compte.

Maintenant, assoyez-vous confortablement en attendant le rapport du BAPE.