9 médecins sur 10 ne se servent pas des listes de patients orphelins…

Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué…

Quand le ministre Barrette a annoncé en grandes pompes, le printemps dernier, l’établissement d’une liste pour les patients orphelins qui veulent se trouve un médecin de famille, on avait cru trouver la formule magique pour les 450 000 personnes qui s’y trouvent aujourd’hui. Formule magique?

Premièrement, ce qui m’a surpris, c’est que ce sont les médecins qui doivent aller sur la liste pour ajouter des patients à leur groupe. Donc, un groupe doit faire un effort. Dans un deuxième temps, on s’est aperçu que les gens qui s’inscrivaient sur la liste ne corrigeaient pas leurs coordonnées, si c’était nécessaire, si bien qu’un médecin qui veut se monter une clientèle se heurte à des numéros de téléphone erronés.

Le problème de la liste de M Barrette, c’est qu’on demande à deux groupes différents de faire un effort chacun de son côté. Quand il est question de la masse, pas des individus, c’est mission impossible. En compliquant le processus, en demandant que les efforts viennent des deux côtés et qu’en plus, au lieu d’être régionale, cette liste soit provinciale, on a compliqué une affaire simple.

On pourrait revenir en arrière et régionaliser la liste, surtout en dehors de Montréal. Le gros problème se situerait présentement dans le Centre-Sud de la métropole. Ailleurs, une liste régionale serait suffisante, non? Et surtout, si vous avez déménagé ou qu’il y aurait de quelconques changements à vos coordonnées, retrouvez votre nom sur la liste et apportez les correctifs. Peut-être qu’un beau matin, un médecin va vous appeler.